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Grâce à nos amis Wallons, le CETA est en difficulté

Nous avons précédemment indiqué que l'accord de libre-échange CETA entre l'Union européenne et le Canada aurait pour conséquence indirecte de remettre en selle le TTIP, qui semblait désormais condamné par les oppositions anti-TTIP s'étant manifestée dans divers gouvernements européens.
Ceci pour une raison très simple. Il sera très facile aux entreprises américaines désirant commercer librement en Europe et y apporter leurs normes de créer des filiales canadiennes, quand elles n'existent pas encore, afin d' envahir l'Union européenne sous pavillon canadien. De plus, l'accord donné au CETA fournira de nombreuses occasions aux Américains de reprendre la discussion sur le TTIP, en s'appuyant sur le référence que sera l'acceptation du CETA par les Européens.

Cependant, aujourd'hui, surprise.

D'ores et déjà programmée pour le 27 octobre, lors d'un rendez-vous au sommet en présence du premier ministre canadien, Justin Trudeau, la ratification du CETA risque d'être suspendue aux choix d'une partie des responsables politiques belges.

Dans un vote attendu, le parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles, l'une des assemblées législatives du pays, a adopté à une large majorité, mercredi 12 octobre, une résolution qui pourrait bloquer la mise en œuvre de cet accord, lequel requiert l'unanimité des Etats de l'Union. L'accord de la fédération, l'une des sept composantes de l'Etat fédéral, est nécessaire : les différentes régions et communautés belges doivent approuver un tel traité, dit « mixte », faute de quoi celui-ci ne peut être entériné par le gouvernement fédéral. Il ne pourrait donc pas être entériné par l'Union dans son ensemble.

Or le vendredi 14 octobre, le Parlement wallon a confirmé vendredi son opposition à la signature du projet de CETA. Le Parlement de Bruxelles fera très probablement de même un peu plus tard. De quoi rendre impossible l'approbation du texte par la Belgique, le 18 octobre, lors d'une réunion ministérielle à Luxembourg. Sans cette approbation, pas de CETA.

Voici qui mettra encore plus en difficulté la Commission européenne, négociatrice pour le CETA et le TTIP, à qui depuis longtemps de nombreux intérêts européens reprochent, dans ce domaine comme dans de nombreux autres, d'être l'agent exécutif des Américains.

Cependant rien n'est encore joué définitivement. et les opposants au TTIP comme au CETA, dont nous honorons ici d'être, doivent moins que jamais baisser la garde.

Voir sur le site de la rtbf:

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_voici-ce-que-les-deputes-wallons-reprochent-au-ceta-le-traite-entre-l-europe-et-le-canada?id=9428814



14/10/2016
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