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Un succès de Clinton ne serait-il pas finalement une bonne chose?

Selon l'institut de sondage Zogby, considéré comme sérieux, la chute de la popularité de Donald Trump serait désormais arrêtée. A la date du 13 août, les intentions de vote seraient les suivantes 1): Hillary Clinton 38% Donald Trump 36% Gary Johnson 8% Jill Stein 5% Not sure 13%
Certes Trump marque encore quelque retard, mais rien ne permet d'affirmer que d'ici l'élection, il n'aura pas pris une avance décisive par rapport aux intentions de vote Clinton. Surtout si l'on considère que le gouverneur Gary Johnson a affiché des positions dites libertariennes à l'opposé de celles affichées par la majorité du Parti Démocrate. Il en est de même de la candidate Green Jill Stein (voir notre article http://www.europesolidaire.eu/articletype.php?t=9&r_id=).

Il est probable que tous ces futurs électeurs affichés ne rejoindront pas obligatoirement Donald Trump dans le rush final. Certains resteront fidèles à leur candidat, quitte à perdre leur voix. Mais il est quasi certain qu'ils ne voteront pas pour Hillary Clinton La Guerre. Quant aux indécis, à supposer qu'ils ne se borneent pas à s'abstenir, on peut penser que s'ils étaient au fond d'eux-mêmes favorables à Clinton, ils ne seraient pas indécis. Il s'agit sans doute de citoyens qu'effraient les outrances verbales du Donald mais qui finiront par voter en sa faveur comme un moindre mal.

Ceux qui comme nous sont foncièrement hostiles aux emprises de l'Empire américain ont le choix entre deux souhaits. Le premier serait que Trump l'emporte. Même s'il rentrait un peu dans la norme une fois président, il ne pourrait pas reprendre en tout les positions de l'establishment. Il serait obligé de tenir compte de tous ceux voulant une évolution sensible des positions internes et internationales du gouvernement fédéral. En bonne logique, ce serait vis-à-vis de la Russie que cette évolution devrait être la plus sensible. Comme l'a dit Trump, il faudra cesser de considérer Vladimir Poutine comme l'ennemi à vie de l'Amérique. Face aux difficultés prévisibles qu'affrontera le monde de demain, on peut penser que des coopérations, fussent-elles limitées, seraient autrement plus bénéfiques que les agressions permanentes de l'Amérique contre la Russie.

Mais les adversaires de l'Empire de par le monde ne pourraient ils finalement prendre leur parti d'une victoire d'Hillary Clinton? Celle-ci – à supposer qu'elle conserve la santé pour cela – entrainerait l'Amérique dans de telles aventures et risques, soulèverait tant d'adversaires qu'elle serait finalement obligée de quitter le pouvoir de façon peu glorieuse. Certes, dans l'intervalle, des catastrophes de grande ampleur, telles un début de guerre nucléaire, provoqué par Clinton et les intérêts qui la soutiennent, pourraient survenir. Mais ce serait le risque à courir pour voir finalement la chute du Système.

Autrement dit, si nous avions la possibilité de voter lors des prochaines élections fédérales, nous aussi aurions répondu à Zobby que nous ne connaissons pas encore notre choix final. Certes, nous aurons sans doute voté pour Trump mais nous ne serons pas désolés du succès de Hillary Clinton. Du mal absolu peut survenir un bien relatif.

1) Voir  http://zogbyanalytics.com/news/756-clinton-and-trump-in-statistical-tie-trump-has-closed-the-gap-among-older-millennials

18/08/2016
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