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S'attendre à de nouvelles provocations anti-russes

Il nous paraît évident que l'Etat profond américain foncièrement décidé à poursuivre sa politique de destruction de la Russie, multipliera d'ici les élections présidentielles américaines des provocations à l'égard de celle-ci, directement ou par « alliés » interposés.
L'espoir est d'obtenir en retour de Vladimir Poutine des manifestations de force qui permettront de le présenter comme un danger majeur pour l'Amérique et l'Europe. Ce fut le cas avec l'intrusion récente en Crimée, c'est-à-dire dans un pays dorénavant indissociable de la Russie, de commandos armées ukrainiens qui ont provoqué la mort de deux militaires russes. Ces commandos étaient assistés, comme Porochenko lui-même l'a reconnu, par des conseillers des forces spéciales américaines, multi-présents en Ukraine.

Moscou n'a réagi que très prudemment. Au lieu d'une attaque contre l'Ukraine, comme les Américains l'espéraient, les Russes se sont bornés à déployer des troupes autour de la Crimée, et quelques navires en mer Noire, face aux navires américains constamment en manoeuvre dans cette mer voisine de la Russie. Ceci a tout de suite été présenté comme la préparation d'une attaque en force contre l'Ukraine, la Pologne et les Etats Baltes, sinon au delà. Des mises en garde virulentes, assorties de menaces voilées, provenant de l'Otan, du Département d'Etat et des gouvernements ukrainien et polonais, s'en sont suivis.

La menace Trump.

On peut se demander pourquoi cette recrudescence de provocation en Ukraine, alors que la situation semblait à la suite de Minsk 2 s'être à peu près stabilisée. La réponse est claire, provoquer avant même l'élection américaine, des situations obligeant les deux candidats à s'engager clairement contre la Russie, sur tous les plans y compris militaires. Concernant Hillary Clinton, ce résultat sera facile à atteindre. Le véritable objectif est Donald Trump, dont les déclarations de soutien à Poutine sont considérées comme une menace mortelle pour l'establishment. Il faut dès maintenant le compromettre afin qu'il ne puisse être élu. Bien entendu, toutes les campagnes actuelles visant à le présenter comme un irresponsable et un fou vont dans le même sens.

Les provocations anti-russes ne se limitent pas à l'Ukraine. Les opérations en Syrie menées par une coalition prétendument anti-Isis, dirigée par les Etats-Unis, visent essentiellement à préparer de futures attaques directes contre l'armée syrienne régulière et les soutiens aériens russes. Sur un autre terrain, il est inquiétant de constater les efforts américains actuels pour faire de la Pologne un fer de lance anti-russe super-armé.

Le très officiel think-tank américain Atlantic Council vient de publier un rapport de 25 pages intitulé « Arming for Deterrence” appelant à un réarmement massif de l'Otan contre la Russie, dont la Pologne sera l'élément essentiel. On notera avec intérêt les qualités des deux principaux auteurs. En les lisant, on constate que le terme de « Deterrence » (dissuasion) devrait être lu comme « Offensive ». Voir http://www.atlanticcouncil.org/publications/reports/arming-for-deterrence

Si jamais Trump était élu, il sera confronté à un grand nombre de telles exigences provenant tant des Démocrates que des Républicains. Il sera bien obligé d'y céder.

12/08/2016
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