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Barack Obama contre Donald Trump

Barack Obama vient d'attaquer d'une façon absolument inhabituelle Donald Trump, affirmant que celui-ci n'est pas qualifié pour lui succéder. Il s'est appuyé pour ce dire sur les nombreuses déclarations de Trump, mettant notamment en cause les musulmans ou affirmant qu'il n'est en rien une marionnette de Poutine.
Donald Trump n'a pas tardé à riposter, qualifiant la présidence de Barack Obama de désastre. «Il a été faible, il a été inefficace», a-t-il lancé. Dans une interview accordée à Fox News le 02/08, il a critiqué sa gestion de la crise avec la Russie dans l'affaire de l'Ukraine. Pour lui, Obama a été «le pire président, peut-être, dans l'histoire de notre pays». Le candidat a ajouté qu'Obama et son ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, avaient«déstabilisé le Moyen-Orient» et mis le pays «en danger» par l'usage privé d'emails dont est accusée cette dernière.

Une partie de l'establishment démocrate semble cependant se détourner de Donald Trump. Mais ceci n'aurait rien d'étonnant en ce sens que celui-ci est de plus en plus ressenti par l'establishment américain tout entier comme une menace pouvant se révéler difficile à contrer. Les soutiens de la candidature Clinton font valoir que dans un récent sondage Reuters/Ipsos, la candidate démocrate Hillary Clinton dépasse son opposant républicain de 8 points contre 6 vendredi, dans la course à la Maison Blanche. Mais une analyse technique des modalités de ce sondage semble montrer que celui-ci a été volontairement faussé pour influencer l'électorat.

En attendant, la coalition de l'establishment contre Trump n'a pour l'instant guère d'impact visible sur les foules qui se pressent à ses rassemblements.  Le 02/08, ils étaient plus de douze mille à faire la queue pendant des heures à Ashburn, en Virginie. La moitié d'entre eux n'ont pas pu entrer dans l'auditorium du lycée de Briar Woods pour écouter les facéties de Trump, qui a comparé Hillary Clinton au diable.

Comme nous l'avions souligné dans des articles précédents, le résultat de l'élection à la Maison Blanche en novembre pourrait être très différent de celui qu'espère l'establishment, si des dizaines de millions d'électeurs, notamment ceux déçus par la trahison de Bernie Sanders, se ralliaient finalement à Trump, ressenti comme un moindre mal. Notons cependant, comme le remarque Philippe Grasset (voir http://www.dedefensa.org/article/la-nsa-est-elle-antisysteme) que la collectivité du renseignement aux Etats-Unis, notamment la toute puissante NSA, semble vouloir se démarquer de Clinton. Cela n'empêchera pas d'ailleurs la NSA de faire éventuellement assassiner Trump devenu président, en espérant qu'un homme à elle serait alors élu.

Dans l'immédiat, c'est un ralliement à Trump, au plan des discours tout au moins, que l'on serait en droit d'attendre des partis politiques français, et notamment de François Hollande, si ceux-ci avaient quelque liberté par rapport aux injonctions actuelles de Washington. Tout devrait être préférable pour eux à l'élection de la dangereuse Hillary Clinton. Ce n'est évidemment pas le cas. Hier François Hollande, contrairement aux usages diplomatiques, s'est autorisé de façon indirecte à soutenir ceux qui critiquent Trump.

03/08/2016
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