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La guerre

Il serait indécent d'ajouter ce matin nos réactions à toutes celles qui se manifestent légitimement dans la suite de l'attentat de Nice (nuit du 15 juillet). Disons seulement que ce sont des dizaines ou des centaines de terroristes islamistes armés auxquels, selon les spécialistes, la France devra dorénavant faire face.

Il n'est plus possible de laisser agir sans mesures préventives sérieuses ceux qui ont déjà été identifiés, par exemple les individus en retour de Syrie. Mais à l'encontre des autres, ainsi qu'aux milliers d'autres qui entreront à l'action par simple mimétisme, beaucoup appellent aujourd'hui à une mobilisation citoyenne pouvant intéresser l'ensemble de la population.


Sans se prononcer définitivement sur ce point, il faut seulement faire valoir les dérives nombreuses qui pourraient résulter d'une telle mobilisation: dénonciations malveillantes ou même passages à l'acte mal fondés. De telles dérives ont été souvent constatées lors de la dernière guerre, au prétexte de résistance contre l'occupation nazie. Mais a-t-on condamné la Résistance toute entière au prétexte de quelques unes de ces dérives?


Bornons nous seulement dans l'immédiat à rappeler ce que savent tous les responsables du domaine: les moyens de la police, de l'armée et de la justice nécessaires à une lutte efficace contre le terrorisme islamiste sur notre propre territoire, restent ridiculement insuffisants. Aller frapper à nouveau Daesh en Irak et Syrie avec quelques Rafales, comme vient de l'annoncer le Président français, ne suffira pas.

Beaucoup de Français se sont rassuré hier en voyant défiler sur les Champs-Elysées des éléments de nos forces armées. Une grande nation, la seule en Europe, capable de disposer de telles forces, ne devrait rien craindre de quelques combattants suicidaires. Elle pourrait facilement en venir à bout.

L'expérience montre et montrera de plus en plus que ce ne sera pas le cas si un renforcement considérable des moyens de police et de défense ne se met pas en place. Il coûtera nécessairement des milliards, mais ceux-ci seraient faciles à trouver en réduisant les dépenses de consommation au plan national et surtout en puisant dans la prétendue Dette publique, autrement dit en différant, aussi longtemps que cela sera nécessaire, le remboursement aux spéculateurs d'un certain nombre des milliards de cette Dette.


15/07/2016
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