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La Commission européenne et les perturbateurs endocriniens

La Commission européenne se fait très souvent reprocher par des lobbies industriels ou commerciaux de prendre des décisions supposées protéger la santé ou la vie des européens, mais qui gênent les activités de ces industriels, en leur imposant le respect de normes excessivement exigeantes. Une observation un peu attentive montre que c'est très souvent exactement le contraire qui se produit à Bruxelles.


Des mesures de protection recommandées fortement par des experts scientifiques indépendants sont mises en sommeil ou repoussées sine die par les lobbies qui y voient une gène à leur activité économique. Peu leur importe les risques courus par les citoyens. La Commission, soumise à des pressions ressemblant parfois à une corruption discrète, leur donne raison. Beaucoup de ceux qui souhaitent aujourd'hui pour leur pays une sortie de l'Union européenne affirment que même si les mêmes pressions s'exerçaient pays par pays, elles ne pourraient pas d'emblée abolir les discussions et la prise de décisions protectrices aux niveaux nationaux.

Un exemple vient d'être apporté par la décision récente de la Commission visant à imposer des procédures inapplicables aux décisions pourtant demandées à l'unanimité par le communauté scientifique et visant à limiter l'utilisation de produits dits « perturbateurs endocriniens » dans les produits de grande consommation. Ceux-ci apportent des facilités aux industriels, sous forme par exemple de produits d'emballage peu couteux, mais leurs effets nocifs sur la santé ont été amplement démontré, notamment chez les mères et les jeunes enfants.

Or la Commission, sans entrer dans une discussion de fond sur ce sujet, s'est bornée sous la pression des industriels à obliger d'argumenter les interdictions en s'appuyant sur des procédures de tests pratiquement inapplicables. Peu lui importe manifestement que les conséquences sur la santé publique se révèlent graves, actuellement ou plus tard.

Les pays comme la France désirant prendre des décisions d'interdiction à leur niveau se voient interdits de le faire, au prétexte de respecter les décisions souveraines européennes. Qui peut décemment défendre une telle conception de l'Europe?

Références

* Lire un article détaillée du Monde sur ce sujet.
http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2016/06/16/perturbateurs-endocriniens-tolle-contre-bruxelles_4951900_3244.html


* Voir aussi sur le site de l'Endocrine Society ce communiqué de presse
https://www.endocrine.org/news-room/current-press-releases/european-commissions-overreaching-decision-fails-to-protect-public-health




17/06/2016
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