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Défendre la police. Qu'attends le gouvernement?

Aujourd'hui, en France, les forces de police ont été épuisées par des semaines de déploiement sur le territoire au prétexte de prévenir des attentats terroristes (ce qui n'empêcherait en rien un terroriste déterminé à agir). Mais au lieu de leur permettre de reconstituer leur force, le gouvernement les a laissé soumettre depuis quelques jours à des agressions extrêmement violentes, ayant produit parmi les policiers des centaines de blessés, et qui auraient pu entrainer la mort de l'un d'entre eux.
En quoi dira-t-on le gouvernement est-il responsable de ces agressions? Le ministre de l'Intérieur ne manque -t-il pas à chaque fois de les dénoncer devant les médias? La réponse est simple. Des effectifs de centaines de casseurs, équipés et armés pour affronter la police, ne peuvent se rassembler et intervenir sans que les services de renseignement le sachent. De plus, d'après ce qui a été dit par les autorités elles-mêmes, les individus responsables de ces actes sont pour la plupart connus depuis longtemps. Or rien n'est fait pour les empêcher de nuire.

Les manifestants pacifiques qui défilaient contre la loi El Khomri, comme les cortèges de ceux qui l'ont fait à l'occasion du Premier mai, savaient bien que quelques dizaines de casseurs en profitent traditionnellement pour exercer des déprédations. Mais le service d'ordre des manifestants est organisé pour y faire face Par contre, il est complètement débordé lorsque il doit affronter, répétons-le, des centaines d'individus organisés de façon para-militaire. C'est la police qui supporte alors tout le choc. Elle est équipée pour ce faire de moyens totalement inadaptés, contrairement à ce qui est le cas dans des pays aussi démocratiques que la France, où elle peut disposer d'armes létales, quitte à ne s'en servir qu'en cas d'extrême urgence.

Il convient donc de se demander quel jeu joue le gouvernement en laissant libre jeu aux casseurs. Veut-il faire déconsidérer les manifestations contre la loi El Khomri, loi qu'il est seul encore à défendre alors que ce projet est critiqué de toutes parts, à gauche comme à droite. Veut-il, ce qui serait plus grave encore, faire déconsidérer les syndicats principaux acteur des défilés du Premier Mai, ceci pour complaire au Medef qui manifestement ne les supporte plus sur sa route vers le pouvoir?

Nous ne pouvons évidemment ici répondre à ces questions. Par contre il nous appartient de faire connaître et soutenir les exigences de protection qu'exprimeront de plus en plus les organisations de police. Comme lors des attentats contre Charlie, nous devons être du côté de la police.

Note

Au moment où nous terminions de rédiger ces propos de bon sens, nous pouvions découvrir un article de Marianne, qui n'est pas réputée comme de droite, intitulé « Le syndicat Alliance doute des consignes données aux policiers face aux casseurs ». Il s'agit de reprendre la question posée par Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de police Alliance

http://www.marianne.net/syndicat-alliance-doute-consignes-donnees-aux-policiers-face-aux-casseurs-100242582.html


05/05/2016
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Nombre de réaction(s) : 1
Qui dit vrai?
05/05/2016 08:46:07 | Par : jpb
Tout est de la faute de la police, selon un article de Médiapart.
https://www.mediapart.fr/journal/france/050516/violences-policieres-des-manifestants-temoignent/commentaires
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