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Angela Merkel, un danger croissant pour l'indépendance de l'Europe

Pendant des semaines, Angela Merkel a multiplié les concessions à l'égard de Erdogan pour qu'il accepte d'une main ( contre forte rémunération) de contrôler les flux de migrants qu'il continue de l'autre main (si vous me permettez la formule) de précipiter vers l'Europe. De son propre chef, elle a fait plusieurs allers et retours Berlin Ankara pour tenter d'en convaincre le nouveau Calife. Celui-ci n'en fait évidemment rien, continuant seulement à empocher les milliards d'euros - et exiger l'entrée des Turcs en Europe sans visas. .
Le jeu de Merkel est d'autant plus irresponsable que la Chancelière, ce faisant, suscite une opposition croissante, non seulement des gouvernements européens et de leurs opinions, mais au sein du milieu politique allemand. Il ne s'agit plus maintenant de l'extrême droite (selon une formule qui a de moins en moins de sens), mais des éléments les plus clairvoyants au sein de la Grande Coalition.

Aujourd'hui, dans un autre domaine, celui du Traité transatlantique (TTIP), elle a multiplié les bassesses à l'égard de Obama, venu en Europe pour convaincre les Britanniques de ne pas quitter l'Union et en Allemagne pour affirmer à l'ensemble des gouvernements européens qu'un avenir radieux les attendait s'ils ratifiaient d'urgence le dit Traité – ce dont, malgré leur atlantisme chevillé au corps, beaucoup ne sont pas encore convaincus.

Barack Obama et Angela Merkel ont mis dimanche 24 tout leur poids dans la balance pour défendre le projet de TTIP, malgré l'opposition croissante qu'il suscite en Europe, comme d'ailleurs au sein de certains intérêts économiques américains.

"Angela (Merkel) et moi sommes d'accord pour dire que les Etats-Unis et l'Union européenne ont besoin de continuer de faire avancer les négociations en vue de l'accord commercial transatlantique", a pu affirmer Obama après un entretien avec la Chancelière. Celle-ci lui a fait écho en estimant que le TTIP "contribuerait beaucoup à faire croître" l'économie européenne."  C'est sans doute cet avenir radieux qu'Obama et Merkel saluent avec une touchante unanimité dans la photo ci-jointe, communiquée par la presse.

On peut se demander sur quelle base elle s'appuie pour faire un tel acte de foi. Les tractations autour de ce traité butent actuellement sur des divergences tenaces entre les deux parties, alimentées par un scepticisme grandissant des opinions européennes. En Allemagne, une manifestation d'opposants a rassemblé samedi à Hanovre plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Possible (et souhaitable) échec au TTIP

Au sein même du gouvernement de coalition allemand, pourtant considéré comme un des principaux défenseurs du projet en Europe, l'impatience grandit. L'accord "va échouer" sans concessions de Washington, a averti dimanche dans les médias le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel. Le numéro deux du gouvernement, un so cial-démocrate, refuse d'endosser en l'état un texte qu'il résume pour l'instant à la devise : "Achetez américain". Voici un social-démocrate clairvoyant.Même François Hollande semble ce soir refuser de discuter du TTIP pendant une rencontre qui sera organisée lundi par Angela Merkel à Hanovre avec, outre Barack Obama, les dirigeants italien et britannique, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Raison invoquée : le sujet serait trop impopulaire en France.

Le choix de Barack Obama de se rendre en Allemagne, pour la 5e fois depuis qu'il est au pouvoir, témoigne de la place qu'il accorde à Angela Merkel en Europe.

"Vous avez été un partenaire de confiance pendant toute ma présidence, plus longtemps que tout autre dirigeant dans le monde, et je respecte votre jugement", a dit le président américain à la chancelière à ses côtés. Il a aussi salué la politique d'ouverture généreuse de la chancelière à l'égard des migrants depuis l'été 2015. En agissant de la sorte, Mme Merkel se situe "du bon côté de l'histoire", a estimé Obama, en se disant "fier du peuple allemand".

De quoi se mêle-t-il, fier mes c. , aurait pu lui répondre Angela Merkel, dans un langage plus diplomatique. Mais manifestement elle a perdu toute indépendance vis-à-vis de Washington, contrairement à son attitude au début de la crise en Ukraine. On peut supposer, diront les complotistes (dont nous sommes) qu'elle est encore sous l'influence des menaces du renseignement américain. NSA et CIA l'avaient en effet – semble-t-il – menacée de révéler les liens suspects qu'elle avait au début de sa carrière entretenus avec le gouvernement de l'Allemagne de l'Est



24/04/2016
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