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Bernie Sanders: le futur « coup d'Etat » contre lui

Bernie Sanders ne cesse, depuis trois semaines, d'accumuler les victoires comme encore dans le Wyoming samedi 9 avril. De plus les réunions qu'il tient rassemblent des foules jeunes, enthousiastes, avide de réformes de type socialiste dont on aurait pu croire l'Amérique définitivement dépourvue.
Il a su canaliser une partie du peuple américain  en faisant lors de ses meetings adopter  par des foules considérables  des termes autrefois sacrilèges : « la révolution politique » et un « socialisme », que les 18-29 ans considèrent plus positivement que le capitalisme depuis la crise des subprimes.

Hillary Clinton compte reprendre l'avantage le 19 avril dans son Etat d'élection, New York, où 291 délégués sont en jeu, contre 14 seulement pour le Wyoming (288 étaient attribués, au total, dans les six autres États remportés par M. Sanders). Elle mise également sur les principaux Etats qui se prononceront une semaine plus tard, le 26 avril : la Pennsylvanie (210 délégués) et le Maryland (118 délégués).

Cependant au train où monte la popularité de Bernie Sanders, il n'est pas exclu que celui-ci devance sa rivale, ne fut-ce que de quelques voix, dans ces Etats qui seront déterminants pour la suite. Mais aux Etats-Unis, la désignation d'un candidat à la présidence ne se fait pas simplement. Dans le cadre d'un système complexe que nous renonçons à décrire ici, le candidat est finalement désigné par des « délégués » dont certains sont désignés sans élections (sous le nom de super-délégués) par les cadres du parti -autrement dit par les innombrables lobbies qui ont financé la campagne particulièrement dangereuse pour la paix du monde menée par Hillary Clinton.

Il s'agit pour celle-ci d'une garantie à toute épreuve. Elle dispose d'un pare-feu constitué par un mur de « super délégués », désignés et non élus, contre lequel Sanders tempête mais sans succès. Il est donc prévisible que Clinton l'emportera finalement sur lui.

Mais le système politique américain actuel courra un grand risque en organisant une telle opération, proche d'un véritable coup d'Etat. Les millions d'électeurs de Sanders révulsés par ces manœuvres ne rentreront peut-être pas tranquillement chez eux. Peut-être descendront-ils dans la rue pour manifester avec force leur rejet du système et le désir d'autre chose.

Même s'ils sont finalement éliminés par les forces hyper-conservatrices de l'« Etat profond américain », il pourrait en résulter dans celui-ci des failles suffisantes pour fragiliser définitivement l'Amérique arrogante et dominatrice que nous connaissons encore.

10/04/2016
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