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Sur le "danger russe"

Les média de désinformation américains, relayant le discours des responsables politiques, ne cessent d'affirmer que la Russie de Vladimir Poutine est engagée dans un processus de renforcement et d'extension tel qu'elle est devenu LE danger majeur menaçant, non seulement les Etats-Unis mais l'occident tout entier.

Dans un article précédent : Déclin de la puissance américaine http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=2076&r_id= nous avions présenté l'hypothèse selon laquelle la puissance américaine était désormais engagée dans un processus irréversible de déclin. Mais est-ce bien exact? Le propre d'un site comme le nôtre étant d'encourager les débats, nous mentionnons  ici quelques arguments selon lesquels l'Amérique conservera longtemps encore son statut de superpuissance, non seulement face à l'Europe, mais face à la Russie et son alliée actuelle, la Chine.

Pourtant, les média de désinformation américains, relayant le discours des responsables politiques, ne cessent d'affirmer que la Russie de Vladimir Poutine est engagée dans un processus de renforcement et d'extension tel qu'elle est devenu LE danger majeur menaçant les Etats-Unis.

Quelques chiffres montrent exactement le contraire.

En termes de PIB, le PIB russe soit 3 491 (qui doit d'ailleurs beaucoup aux exportations de pétrole ) est proche de celui de la France, soit 2.534. Celui des Etats-Unis est de 16.760 (chiffres indicatifs, en $milliards). Si au PIB américain, on ajoute ceux de ses alliés européens soit 17.500, le PIB russe devient presque risible.

En termes de dépenses militaires, les Etats-Unis consacrent officiellement 4,7 % de leur PIB à celles-ci. La Russie fait approximativement de même, mais son PIB, nous venons de le voir , est sans communes mesures avec celui des Etats-Unis. Si aux dépenses militaires américaines, on ajoute celles de leurs alliés européens, sans mentionner celles d'autres alliés importants comme le Japon, la Russie dépense en terme d'armements 10 à 15 fois moins que l'Occident « agressé par elle ».

Dans le domaine enfin des missiles balistiques intercontinentaux à charge nucléaire, il semble bien que les effectifs américains soient au moins 5 fois plus importants que ceux de la Russie. Cependant, nous nous en tiendrons ici aux armements conventionnels, une guerre atomique entre les deux puissance serait, selon l'expression, la destruction mutuelle assurée.

Mais, dira-t-on, la Russie a récemment accru sa présence militaire autour de la Crimée et de l'Ukraine. On pourrait croire que la Russie encercle les Etats-Unis. Or c'est exactement le contraire, au vu du nombre des bases militaires américaines encerclant la Russie. La carte ci-contre, souvent publiée, est très explicite à cet égard.

Ces quelques éléments montrent bien que le « danger russe » ne résiste pas à une évaluation du rapport des forces. De plus, qu'entendrait-on si la Russie envisageait d'installer une présence militaire au Canada ou au Mexique, à deux pas de la frontière des Etats Unis, si elle débarquait matériel militaire et troupes dans le voisinage de l'Amérique ou organisait des manœuvres militaires en mer Caraïbes comme l'Otan le fait en mer Noire !

Qui menace qui finalement? Lorsque l'on entend en permanence d'importants responsables américains recommandant, en termes de moins en moins couverts, une guerre préventive contre la Russie, le doute n'est plus permis. Si Hillary Clinton, dont on connait les pulsions bellicistes, accèdait  à la présidence des Etats-Unis, l'on pourrait comprendre que Vladimir Poutine se sente le plus menacé des deux.

02/03/2016
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