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Changer radicalement de politique? Oui mais comment?

Ce soir au 2e tour des élections régionales, les discours de tous les dirigeants politiques proclament à l'envie que le gouvernement comme leurs propres formations doivent se donner des objectifs marquant un changement radical. Mais aucun d'entre eux ne précise en quoi devrait consister ce changement. Ils ont pourtant eu au moins une semaine pour préparer des propositions de fond.
Puisqu'aucun d'eux ne l'a fait, et que François Hollande on peut le craindre ne le fera pas davantage, que l'on nous permette de reprendre les propositions que nous avons plusieurs fois formulées sur ce site. Celles-ci  recueillent un accord presque unanime de notre comité de rédaction comme des lecteurs qui nous font part de leur opinion.

Les priorités devraient être les suivantes, par ordre d'importance:

1. Emploi et développement

- Consacrer dans les prochaines années au moins 100 milliards d'investissement par an dans les technologies et industries du futur. Cela résoudra ce faisant très largement les problèmes d'emploi.

- Pour financer ces investissements, obtenir de la Banque centrale européenne qu'elle dégage au profit de la France les euros nécessaires. Rien ne l'empêchera d'ailleurs d'en faire autant pour d'autres Etats. L'euro ne s'en porterait pas plus mal. Cela ne pourrait en aucun cas générer un cycle inflationniste, mais au contraire un cercle vertueux investissement- retombées productives.

- Si l'Union européenne s'y refuse, décider que la France le fera seule, en s'affranchissant autant que de besoin des règles de l'union monétaire et de l'Union européenne. Elle mettra en oeuvre, comme elle l'a fait pour le Pacte dit de Sécurité un nouveau Pacte dit de Développement Productif.

2. Sécurité

- Refuser toute augmentation des migrations venant des pays du Proche et Moyen Orient, au delà d'un contingent maximum assimilable ne dépassant pas quelques milliers d'individus par an.

- Continuer à renforcer les moyens de l'armée, de la police et de la justice, renforcement aujourd'hui à peine esquissé.

3. Politique internationale

- Se rapprocher immédiatement de la Russie et en deuxième lieu de la Chine, représentants du Brics, pour convenir de politiques conjointes de développement industriel et de recherche scientifique (une partie des 100 milliards visés ci-dessus pouvant leur être affectée). Parallèlement des politiques de défense coordonnées devraient être mises en place, dans les domaines où ces pays, comme la France, sont également menacées.

- Ne plus tenir compte ce faisant des menaces, chantages et campagnes d'intimidation en vue de provoquer un changement de régime que les Etats-Unis réservent à tout pays souhaitant s'affranchir un tant soit peu de leur domination.

ooo

Inutile d'en dire plus dans cet article, sauf à souligner que, selon nous, de tels changements de politique répondraient certainement aux attentes de la plupart des électeurs, y compris de ceux du Front National (qui représentent ne l'oublions pas ce soir près de 40% de l'électorat). Ils devraient aussi mobiliser les abstentionnistes. Manifestement ceux-ci ne trouveront pas dans la quasi-reconduction des politiques actuelles des raisons pour aller voter lors des prochaines élections nationales et présidentielle.

13/12/2015
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Organisation trop hiérarchisée
14/12/2015 08:58:31 | Par : Patrick G.
Il me semble que le point central, celui qui explique les autres, est
que nous sommes restés dans une organisation excessivement
hiérarchique, de plus en plus inadaptée pour cela au monde actuel. Du
coup depuis des décennies nous multiplions les postures pour sauver les
apparences face aux ambiguïtés d'un système qui a perdu le sens de
l'efficacité et une population en conséquence toujours plus rétive.

Si cela est juste, il faudrait revoir :

- la place de l'Etat qui s'occupe de tout sans pouvoir rien mener à
bien, pour laisser respirer la société civile ;

- l'équilibre des pouvoirs en réduisant le rôle excessif pris par
l'Exécutif, qui a asservie le Législatif dans la V République, et
étouffe le Judiciaire en ne lui donnant pas les moyens d'être efficace
pour ensuite le pointer du doigt ;

- l'organisation de l'administration pour mettre fin à des structures
gigantesques et donc ingérables, en décentralisant massivement, en
généralisant des agences ayant un périmètre maîtrisable, et en
introduisant des critères économiques dans son fonctionnement ;

- le rôle des partis politique qui se mêlent de conduire la politique
du pays alors que cela est réservé aux élus par la constitution, et
qu'ils sont loin d'être organisés pour pouvoir le faire ;

- les syndicats de salariés et d'employeurs qui bénéficient d'un
monopole de droit ou de fait qui les a détournés depuis longtemps des
intérêts de leurs mandants.

Ne pas oublier l'ENA
14/12/2015 09:05:24 | Par : JPB
Patrick G. a raison. J'ajouterais, bien qu'ancien élève, que le rôle des promotions sorties de l'ENA dans les "grands corps", organisées en véritable pouvoir qui ne se perçoit pas de l'extérieur, est devenu catastrophique pour la France

M
14/12/2015 10:20:22 | Par : gruban
Votre paragraphe sur la sécurité est une caricature qui montre soit une incompétence soit des idées plus grave :
2. Sécurité
- Refuser toute augmentation des migrations venant des pays du Proche et Moyen Orient, au delà d'un contingent maximum assimilable ne dépassant pas quelques milliers d'individus par an.
SI l'immigration est un pb pourquoi se limiter au proche et au moyen orient?
Si c'est par peur du terrorisme pourquoi si limier aussi (qui du maghreb notamment la laye) de l'Afrique notamment le mali

- Continuer à renforcer les moyens de l'armée, de la police et de la justice, renforcement aujourd'hui à peine esquissé
lesquels et pour faire quoi?

un peu de fond ne nuirait pas.

Solution à tout, l'apprentissage
16/12/2015 21:33:08 | Par : JPB
Comme prévu le grand remède évoqué par le gouvernement est de renforcer l'apprentissage. Mais pour quoi faire si de nouvelles industries innovantes ne sont pas financées en même temps ? J'ai cité le chiffre de 100 mds d'investissements nouveaux par an. La BCE les fournirait facilement,sous la forme de quantitative easing. Encore faudrait-il que FH l'exige, avec la menace de quitter l'euro, voire l'UE, en cas de refus.
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