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Nos voeux pour 2009: un Etat fédéral franco-allemand

Que souhaiter à l'Union européenne pour 2009 ? Notre réponse sera simple : que l'Allemagne et la France se rapprochent, jusqu'à constituer dans les prochaines années un Etat fédéral d'un genre nouveau. Le tout évidemment sans rien remettre en cause aux institutions et procédures européennes actuelles. Il s'agirait seulement d'un plus, d'une cerise (grosse cerise) sur le gâteau, comme l'on dit.

L'axe franco-allemand indispensable à la construction européenne aurait parait-il été mis en danger ces derniers mois par les sautes d'humeur irresponsables de Nicolas Sarkozy et la prudence frisant  la froideur de la chancelière Merkel. Mais nous pensons que dans leur profondeur, les deux grands peuples, dont l'amour-haine  a bouleversé mais aussi construit la civilisation européenne pendant trois siècles, gardent intactes leurs aptitudes à se rapprocher définitivement.

En dehors des affinités intellectuelles et sentimentales, qui sont nombreuses, l'Allemagne et la France disposent des principaux vecteurs de puissance autour desquels construire une Europe capable de faire face avec succès à la crise (voir à ce sujet notre dernière analyse  http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=197&r_id= ). L'Allemagne dispose entre autres d'une industrie puissante et d'une science efficace. La France a conservé la maîtrise d'un certain nombre de technologies indispensables dans le  nucléaire, l'aérospatial et les transports. Ses laboratoires sont potentiellement très polyvalents et pourraient être très créatifs, si l'esprit du temps s'y prêtait. L'une et l'autre possèdent enfin  une agriculture très productive et de l'eau en abondance, douce et salée. Cela comptera dans l'avenir.

Les deux nations ont par ailleurs réussi à conserver les bases d'un Etat-providence sans lequel, comme nous le rappelons dans l'article précité, aucune puissance ne peut se construire. Elles sont enfin dotées d'institutions politiques et de fonctions publiques nationales, régionales et locales que beaucoup s'acharnent à critiquer mais qui comparées à ce qu'offre le reste du monde doivent être considérées comme des atouts incontestables.

Nous n'entrerons pas plus avant dans les détails de ce que pourrait être le rapprochement, voire la fusion historique entre les deux Etats et leurs divers types de sociétés. Il nous suffit ici de présenter cet objectif comme fondamental à l'avenir de l'Europe, afin que nos lecteurs puissent y réfléchir.

Un noyau dur

Précisons cependant que derrière le futur Etat franco-allemand (ou germano-français) dont  nous préconisons la construction aussi rapidement que possible, il serait plus que jamais souhaitable  d'agréger un « noyau dur » d'Etats partageant les mêmes valeurs et la même foi en la nécessité d'une Europe volontariste et indépendante. Ceci, encore une fois, sans rien modifier aux institutions européennes actuelles ou en projet. Il s'agirait seulement d'une forme de coopération renforcée pragmatique qui, au cas par cas, réunirait les forces des pays jugeant bon d'aller ensemble au-delà de ce que permettent les bases constitutionnelles de l'Europe. Tout laisse à penser que  beaucoup d'Etats encore eurosceptiques, voire atlantistes au point d'en être anti-européens (ne citons personne) se laisseraient progressivement séduire par ce noyau dur.

Le Royaume Uni pourrait-il en faire partie ? Nous avons personnellement beaucoup de sympathie pour la vieille Angleterre. Reste qu'elle préférera toujours l'Amérique à l'Europe, quoique ait pu penser Nicolas Sarkozy ces dernières semaines. Il suffit de lire l'appel à Barack Obama qu'en termes assez pitoyables vient de lancer Gordon Brown. Ses efforts pour ressusciter les « special relationship » en rappelant les souvenirs du Blitz de 1940 ne laissent aucun doute sur  le côté où vont ses préférences, comme sans doute celles de la City.

Concernant les relations avec la Russie, par contre, un noyau dur européen dont le noyau encore plus dur serait dès 2009 un axe franco-allemand solide serait tout à fait capable de transformer en succès à long terme des relations nécessairement un peu complexes au départ.  
30/12/2008
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Pourquoi ne pas reprendre la bonne idée de Jacques Chirac
31/12/2008 15:27:49 | Par : Joseph Leddet
Pourquoi ne pas reprendre l'idée de Jacques Chirac, malheureusement non suivie d'application, consistant à dire qu'un citoyen français est allemand, et réciproquement? C'est quelque chose qui ne devrait pas être trop difficile à mettre en oeuvre en pratique, à partir du moment où le consensus politique existe, et cela pourrait apporter un effet d'annonce décapant pour dynamiser l'Europe...
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