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Une visite d'Etat plus que négative

L'opinion française ne voit pas qu'une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy a échangé des principes fondamentaux de la diplomatie française pour un plat de lentilles.

L'opinion française ne retient, apparemment, du voyage du couple présidentiel à Londres que le plus superficiel. Sarkozy (affublé  au dîner d'apparat d'un habit orné, nous a-t-il semblé, d'une sorte de cravate de dentelle) n'aurait pas fait de bévues et Carla Sarkozy, en robe d'hôtesse Aeroflot de 1960 (selon le mot d'un humoriste) aurait éclipsé la princesse Diana.  

Mais l'opinion ne voit pas qu'une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy a échangé des principes fondamentaux de la diplomatie française pour un plat de lentilles. Pour se faire bien voir des Anglais, il a confirmé son ralliement à la politique anglo-américaine en Afghanistan au moment ou celle-ci est en perdition. Ainsi engage-t-il notre pays dans un enchaînement de conséquences concernant aussi bien les armées que la diplomatie françaises dont on peut prévoir le pire.  Malgré ses affirmations, il a par ailleurs porté un nouveau coup à l'alliance franco-allemande dont nos sources nous disent qu'elle est au plus bas actuellement, vue de l'autre côté du Rhin, ceci par la faute presque exclusive de la France.

En échange de ces abandons, aucun des éventuels accords évoqués avant le sommet en matière d'armement ou de nucléaire civil ne s'est concrétisé. On ne voit même pas, sur les thèmes présentés comme ayant fait l'objet d'"analyses extrêmement voisines", concernant  la réforme des institutions internationales, la transparence des marchés financiers ou l'immigration, comment des positions communes pourront être proposées aux autres Etats européens lors de la présidence française de l'Union.
Bref, derrière la poudre aux yeux, c'est la poursuite, via Londres,  de l'inféodation française  à l'américanisme qui se poursuit, au moment où, aux Etats-Unis même, des changements importants (mais qui ne seront pas nécessairement favorables à l'Europe), sont en train de se préparer.
28/03/2008
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