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Mirages anti-austérité au Portugal

La coalition minoritaire de droite, après 11 jours d'exercice du pouvoir, est tombée le 11 Novembre 2015. Elle comprenait (intitulé en anglais) le Social Democratic Party (PSD) et le Democratic and Social Centre-People's Party (CDS-PP).

 La confiance lui avait été refusée à la Chambre par le Socialist Party (PS), le Portuguese Communist Party (PCP), les Verts (PEV) et le Left Bloc (BE). Le présidentl Cavaco Silva devra nommer Premier ministre le chef du PS António Costa (photo) ou laisser le chef du PSD Pedro Passos Coelho à la tête d'un gouvernement de coalition avant des élections début juin 2016.

Le PS s'efforcera avec ses alliés de répondre à une colère populaire montante contre les mesures d'austérité imposées au Portugal comme à la Grèce par le triumvirat UE, BE et FMI. Mais ceci ne veut pas dire qu'une fois au pouvoir il refusera de telles mesures. Il cédera probablement comme Syrisa en Grèce. Il se bornera à tenter d'obtenir quelques délais dans leur application. Il refusera par ailleurs d'obtenir une restructuration de la dette. « Les dettes contractées doivent être payées ». Cependant, avant les élections, Costa avait annoncé un paquet de 55 mesures anti-austérité. Ces promesses semblent désormais oubliées.

La coalition de gauche savait pourtant qu'aucune de ces mesures présentées comme un programme de gauche ne seraient possibles sans une répudiation de la dette et une probable sortie de l'Union. Or les intérêts bancaires et financiers très puissants à Lisbonne avaient annoncé leur refus total. Costa le savait et comptait sur ce refus pour annoncer qu'il renoncerait, une fois au pouvoir, aux 55 mesures anti-austérité. En fait il n'est pas facile de voir de différences radicales entre la nouvelle coalition socialiste et l'ancienne coalition de droite (social-démocrate). Angela Merkel, Wolfgang Schäuble et Jean-Claude Juncker ont donc pu sans arrières pensées féliciter Costa et ses amis.

Cependant, comme en Grèce, il est impossible d'espérer que le Portugal puisse faire face à une dette globale publique et privée dépassant 370% du PIB. Les réductions de salaires et pensions, comme les privatisations, vont continuer à être appliquées. Jusqu'où iront en conséquence les mouvements populaires anti-UE au Portugal.? Ils se renforceront sans doute d'une coopération avec leurs homologues en Catalogne et en Italie. Nous pensons pour notre part qu'ils seront cependant très vite réprimés, malgré des soutiens populaires croissants, sous la pression des Etats-Unis et autres pays de l'Otan.


13/11/2015
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