Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

L'attentat contre l'Airbus russe au Sinaï. Une nouvelle « effroyable imposture » ?

Ce terme rappelle le titre du livre de Thierry Meyssan qui peu après le 9/11/2001, dénonçait la collusion entre la CIA et des terroristes arabes de l'époque pour provoquer un attentat majeur justifiant l'attaque américaine contre Saddam Hussein puis plus généralement contre divers pays du Moyen-Orient. Rappelons que cette hypothèse, qualifiée de conspirationniste par la moitié des citoyens américains, recueillerait semble-t-il l'approbation d'une autre petite moitié d'entre eux.
De telles hypothèses commencent à courir aujourd'hui, à la suite de la chute d'un Airbus dans le Sinaï. Ne serait-ce pas la CIA, ou d'autres services analogues, qui auraient provoqué un attentat destiné d'une certaine façon à déstabiliser Vladimir Poutine et son action jusqu'ici sans failles en Syrie. Une certaine organisation djihadiste au Sinaï avait peu après l'accident, revendiqué la responsabilité de celui-ci. Pour le moment, l'examen des boites noires, à peine commencé, ne permet de retenir ni la thèse de l'attentat, ni celle d'un accident du notamment à une défaillance de l'appareil. On observe par ailleurs que les gouvernements russe et égyptien ont fait connaître qu'ils n'accordaient pas de crédibilité à la thèse de l'attentat.

Concernant la Russie, on peut s'interroger sur la précipitation avec laquelle elle a refusé l'hypothèse de l'attentat. Certes les djihadistes n'ont pas de missiles à très longue portée pour atteindre un avion à son altitude de croisière. Mais l'explosion d'une bombe dans la soute pourrait tout aussi bien expliquer la chute brutale de l'avion, sa désintégration au sol et le manque de réaction des pilotes. Moscou n'aurait-il donc pas intérêt, en attendant les résultats de l'enquête, dont on peut espérer qu'elle ne sera pas biaisée, à ne pas exclure la responsabilité des services américains – surtout lorsque l'on sait de quelle façon ils peuvent manipuler Daesh, qui fut et demeure sa créature.

Nous pensons pour notre part que Vladimir Poutine, à supposer qu'il dispose d'éléments pouvant mettre en cause, à travers Daesh, des agents américains, ne les publiera pas précipitamment. Il s'agirait d'atouts pour des négociations ultérieures musclées mais discrètes avec les Etats-Unis. Ceux-ci sont obligés aujourd'hui de prendre acte de la nouvelle domination russe au Moyen-Orient. Moscou à ce stade n'a pas besoin de nouveaux arguments pour les fragiliser davantage.

PS au 09/10. Ajoutons qu'à ce jour, de plus en plus de personnes "bien informées" reconnaissent à l'Ouest que l'attentat aurait été provoqué par Daesh interposé par les Etats-Unis ou certains de leurs alliés. l'objectif était de mettre Poutine  en difficulté vis-à-vis des citoyens russes. C'est semble-t-il le contraire qui est en train de se produire. Par ailleurs la Russie semble en voie de recevoir un appui complet de l'Egypte, jusque là assez réservée vis-à-vis de Poutine.

01/11/2015
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire