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Pantalonnade à Puysseguin

Il est scandaleux, disons le mot, de voir le président de la République française se précipiter en Gironde le 27 octobre pour « rendre hommage » aux accidentés de l'accident d'autocar qui venait de se produire.

Dans le même temps, la France, 5e ou 6e puissance du monde, se voyait évincée par les Russes et les Américains de la conférence qu'ils avaient organisé concernant l'avenir de la Syrie, du fait de l'entêtement de François Hollande et Laurent Fabius à vouloir, pour on ne sait quelle raison, sauf le désir de se donner de l'importance, provoquer la chute de Bashar al Assad sans se poser un instant la question de qui le remplacera sinon Daesh.

Dans le même temps, comme le déplore le Gal Desportes dans un livre que nous présenterons par ailleurs « La dernière bataille de France », les armées françaises sont laissées en déshérence par celui que la Constitution désigne comme leur chef.

En quoi une cinquantaine d'accidentés de la route méritent-ils que la France leur rende hommage, alors que tous les jours bien plus d'automobilistes se tuent sur la route sans que personne ne leur rende hommage.  Ce sont les victimes malheureuses d'un aléa de la circulation qui ne justifieraient en rien un déplacement du président de la République ni du chef du gouvernement.

Ce qui justifie cette pantalonnade, c'est le désir éperdu de remonter dans les sondages, en vue d'élections qui risquent d'être catastrophiques. Mais nul électeur sérieux ne s'y trompera. La cote des intéressés ne s'en portera certainement pas mieux.

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Contribution du général (CR) Jacques Favin-Lévèque

Mille fois d'accord avec vous. Cet accident, aussi dramatique qu'il soit, n'aurait jamais dù donner lieu à cette avalanche de discours compassionnels de la part du Chef de l'Etat et de nombre de ses ministres, sans parler des multiples personnalités régionales et départementales. Il n'y a dans cet accident de la route, apparemment tout-au moins, aucune réelle et grave responsabilité de l'Etat. Et quand bien même cela serait, revient-il vraiment au chef de l'Etat d'en faire le mea culpa dans une gigantesque mise en scène? Il y a une dérive inacceptable de la fonction présidentielle qui, désormais, semble dominée par le seul souci d'être populaire.

Le Véritable "Homme d'Etat"  ne cherche pas à être aimé , mais son vrai souci doit être de porter l'avenir du pays et d'assumer la sécurité de ses compatriotes et la prospérité de l'économie du pays. Tout cela est déplorable, mais pour incontestable que soit la part de François Hollande dans cette dérive, la moindre des responsabilités n'en incombe pas moins à l'instaurateur du quinquennat... Faute majeur qui rabaisse la fonction au niveau du souci électoraliste.

Pour ce qui est du Gal Desportes que je connais bien, je suis d'accord avec une grande part de ses analyses, notamment sur la stupidité de la position française sur l'Irak, mais pas sur toutes ses prises de position.... Bien sûr  je constate comme lui l'état désastreux dans lequel se trouvent nos armées. Là encore, François Hollande n'est pas le seul à incriminer, mais tous ses prédécesseurs. Ceci depuis la chute du mur de Berlin, à commencer par Mitterrand quand il a décrété que la guerre était une chose trop dangereuse pour y engager les appelés...
29/10/2015
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