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A Istanbul, Merkel met toute l'Europe en danger. De quel droit?

Angela Merkel se prend manifestement pour la présidente de l'Union européenne. Et celle-ci, apparemment laisse faire. Or il y aurait tout lieu au contraire que les pays européens, France en tête, remettent Merkel à sa place.
Merkel vient de se rendre à Istanbul auprès de Recep Tayyip Erdoğan au moment où celui-ci et son parti l'AKP se trouvent en difficulté face à l'opposition dans la perspective des prochaines élections en Turquie. De plus en plus incapable de gérer la crise résultant de l'afflux de migrants en Allemagne, qu'elle avait elle même provoquee par ses déclarations irresponsable, elle n'a rien trouvé de mieux que faire des bassesses auprès d'un apprenti dictateur en train de conduire son pays au désastre, comme nous l'avons rapporté dans de précédentes chroniques.

Pour obtenir d'Erdogan qu'il conserve chez lui un nombre plus élevé des Syriens que la Turquie avait accueillis non par charité mais pour en faire une bombe contre l'Europe, Merkel prend sur elle de relancer les procédures d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Or cette adhésion, défendue depuis longtemps par Washington pour en faire une machine anti-Union, serait un désastre pour celle-ci, comme l'avaient compris les chancelleries européennes. Introduire dans le mécanisme européen 70 millions de musulmans ignorant tout de la culture européenne serait mettre en place un volcan impossible à contenir.

Cependant  Angela Merkel a fait preuve à Istanbul d'une incroyable faiblesse, concédant tout ou presque à Erdogan sans rien recevoir en échange. Le premier ministre, issu de l'AKP, Mehmet Davutoğlu,  a dicté ses conditions à la chancelière pour que la Turquie puisse coopérer pleinement avec l'Union européenne sur la crise des réfugiés. Outre les 3 milliards d'euros déjà prévus, il a aussi demandé que les visas vers l'Union pour les nationaux turcs soient facilités, que les six chapitres du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union, actuellement bloqués par Chypre, soit rouverts et, enfin, que la Turquie revienne au Conseil européen avec le statut de candidat. Angela Merkel a assuré soutenir le gouvernement d'Ankara, sur ces quatre points. C'est une volte-face historique, car jusqu'ici, Angela Merkel avait toujours affirmé que la place de la Turquie était « dans un partenariat privilégié » avec l'Union que dans une adhésion pleine et entière.

En contrepartie, que fera la Turquie? Rien n'a été promis, rien ne sera fait. Elle continue de bombarder les Kurdes au lieu de s'en prendre aux positions de l'Etat islamique. Elle laisse sa frontière de plus en plus ouverte aux trafics en tous genres bénéficiant aux djihadistes. Ainsi, selon Spoutniknews du 17/10:

« Craignant les frappes aériennes russes, des combattants EI disent au revoir au territoire syrien et... à leurs barbes! Des centaines de combattants de l'Etat islamique fuient la Syrie vers la Turquie, a rapporté le ministère russe de la Défense. Fait intéressant: selon certains témoignages, avant de franchir la frontière, les terroristes... se rasent la barbe!

Les services européens de lutte contre le terrorisme, déjà à bout de moyens, auront un nouveau casse-tête à résoudre. Merci Merkel





19/10/2015
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