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Une mobilisation générale nécessaire

Si comme l'affirme le juge Trévidic dans un récent interview à Paris-Match, la France est menacée d'importants attentats terroristes islamiques sur son sol, on peut se demander ce qu'attend le gouvernement pour renforcer considérablement les moyens de prévention et de lutte dont dispose le pays. Le juge, qui connait bien la question, parle d'une véritable guerre qui se prépare.

En cas de guerre, un Etat recoure à la mobilisation générale, comme ce fut fait en 1914. Sans aller jusque là, il faudrait sans doute doubler sinon tripler les moyens existants, qui sont actuellement saturés.

De telles mesures, supposant recrutements et formations, y compris au niveau de l'encadrement, demandent plusieurs mois avant d'être pleinement efficaces. Il faudrait donc les entreprendre immédiatement.

Avec quels budgets, demandera-t-on, alors que la France a déjà du mal à faire face à sa dette? Très simplement, en travaillant hors budgets, grâce des mesures d'urgence qui seront financées par de nouvelles taxes et nouvelles économies elles-mêmes d'urgence. Lorsque l'on constate le niveau des dépenses de luxe faites, en France et à l'étranger, par les élites actuelles, la question ne devrait même pas être posée.

Dans un premier temps, pourquoi ne pas consacrer à ces dépenses les sommes rapatriées par les émigrés fiscaux et restituées par eux au Trésor, plutôt que les affecter au remboursement de la dette. Le remboursement pourra attendre. De toutes façons, ce ne sera pas lorsque la nation sera en pleine guerre civile que continuera à se poser la question de la dette, quoique la Commission, le conseil européen et la banque centrale européenne puissent aujourd'hui en penser.

Mais quoi, diront les associations caritatives ? Le gouvernement doit-il prendre le risque de combattre des « français » ce terme désignant abusivement des djihadistes possédant la nationalité française. Les mêmes associations caritatives, relayées par un concert d'intervenants anonymes sur les « réseaux sociaux », mènent actuellement une campagne reprochant au gouvernement d'avoir récemment mené une frappe aérienne sur un centre d'entraînement de terroristes à Raqqa, pouvant avoir entraîné la mort d'une poignée de candidats francophone ou français à un retour en France pour y provoquer des attentats, attentats dont les victimes seront être infiniment plus nombreuses.

Comment, les humanitaires ont-ils reproché au gouvernement, un pays qui a renoncé à la peine de mort peut-il se livrer à de tels actes ? Même l'honnête World Socialist Web Site, généralement mieux inspiré, s'y est mis le 13 octobre. French government assassinates six of its own citizens in bombing raid in Syria

Le Premier ministre Manuel Valls a répondu comme il fallait. Mais il doit prendre des décisions beaucoup plus courageuses. Il serait dommage que celles-ci doivent attendre un éventuel succès électoral de Front National.

Référence


http://www.parismatch.com/Actu/Societe/La-France-est-l-ennemi-numero-un-de-l-Etat-islamique-837513

 

Le vice-Président du tribunal de grande instance de Lille, le juge Trévidic, a affirmé mercredi que le pire en matière d'attaques terroristes islamiste est à venir pour la France, la cible prioritaire du groupe État islamique (EI). Extraits:

« La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour l'EI l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités. », a déclaré l'ancien patron du Pôle judiciaire antiterroriste dans un entretien accordé à Paris Match du 1 au 7 octobre.

« J'ai acquis la conviction que les hommes de Daech [acronyme de l'Etat islamique] ont l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé. », a-t-il mis en garde.

« Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu'Al-Qaïda à sa grande époque. L'EI, fort d'environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l'organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n'est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j'appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l'action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d'envergure que prépare sans aucun doute l'EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables. », a poursuivi M. Trévidic.

« Les hommes de Daech ont les moyens, l'argent et la faculté d'acquérir facilement autant d'armes qu'ils veulent et d'organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n'imagine pas un instant qu'un homme tel qu'Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d'opérations extérieures de peu d'envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone. », a expliqué le magistrat.

Selon M. Trévidic, « les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, sont complètement débordés ». « Nous risquons d'aller dans le mur. », a-t-il conclu.


 











13/10/2015
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Aveuglement
14/10/2015 08:42:26 | Par : Jacques Favin Lévèque
L'aveuglement des gouvernements de droite et de gauche qui depuis 30 ans , en France comme du reste dans tous les pays d'Europe, ont voulu toucher les "dividendes de la paix " en ignorant la permanence du " phénomène guerre" dans l'histoire de l'humanité conduira un jour ou l'autre nos pays acculés à l'imminence de la 3ème guerre mondiale à faire feu de tout bois, y compris à l'impensable, celui du feu nucléaire pour foudroyer un djihadisme qui leur aura déclaré la guerre totale.
Si ces mêmes Etats avaient eu la sagesse de nos ancètres, ils auraient fait leur le fameux adage romain bien connu "si vis pacem...", ils auraient conservé la conscription dans les armées , gage de la responsabilité civique et creuset de la nation, ils auraient maintenu le budget de leurs forces armées à un niveau adapté à la menace de l'Etat islamique et de ses extensions, ils auraient enfin le courage, ou tout simplement la lucidité nécessaire pour neutraliser par un emprisonnement réellement perpétuel( évidemment sans permission de sortie et sans téléphone portable...!) des individus qui menacent tout simplement la vie de leurs compatriotes. On ne se ferait pas alors des noeuds au cerveau pour qualifier ces individus d'ennemis du peuple et pour les traiter comme tels, au lieu de se poser des questions sur le sort de ceux qui tombent sous des balles françaises comme certains "juristes ultras légalistes" ou "droitdel'hommistes" le font actuellement au sujet des frappes françaises en Syrie.
Pour conclure, il est temps d'appeler un chat un chat et de considérer qu'il peut y avoir un emploi plus judicieux des deniers de l'Etat que celui qui consiste à financer chaque jour un "droit" nouveau . Le 1er droit des citoyens est celui de vivre en paix et le 1er devoir d'un Etat souverain est d'assumer la défense de son territoire et la sécurité de ses citoyens...
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