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Ukraine. Levée des « sanctions » ? Il serait temps.

Lors de sa conférence de presse du 7 septembre, François Hollande s'est réjoui des avancées obtenues en Ukraine ces dernières semaines -la mise en place effective d'un cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes entre les belligérants- «même s'il y a encore des victimes».
Il avait fait part de son souhait de réunir une réunion à «quatre, au format Normandie» ( Allemagne, Russie, Ukraine et France) et déclaré qu'il plaiderait «pour une levée des sanctions qui touchent la Russie, si la logique des accords de Minsk était respectée».

Or selon RT.com: Le désarmement et les aides humanitaires étaient au programme des négociations, à Berlin, samedi 12 septembre. Une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des quatre pays impliqués dans le processus de paix en Ukraine a laissé les protagonistes satisfaits. Le respect relatif du cessez-le-feu, notamment, a été salué par les parties : «nous voudrions tout d'abord montrer notre satisfaction face au maintien du cessez-le-feu», a annoncé le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov, soulignant que «des cas isolés de violation du régime avaient eu lieu, mais qu'en général, notre évaluation est positive».

Nous n'avons pas  à cette heure connaissance du point de vue de la délégation française, conduite par Laurent Fabius, concernant les conclusions à tirer de cette réunion. Cependant le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré : "Cela fait huit semaines que l'accord de Minsk a été conclu et il ne fait aucun doute que pendant ces deux mois la situation s'est plutôt calmée".

Dans ces conditions, l'Allemagne comme la France devraient décider, sans demander la permission de Washington, que les « sanctions »  seraient, en totalité ou en grande partie levées, pour ce qui les concerne. L'économie allemande en a le plus grand besoin, sans mentionner, notamment, l'agriculture française. La France pourrait même espérer que les Mistrals, qui peinent à trouver acquéreur, puissent reprendre à cette occasion la destination initialement acceptée par les deux parties, celle d'un port russe. Mais peut-on rêver?



13/09/2015
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