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Le Parlement grec n'a pas le monopole de la lâcheté

Dans cet article (ref. ci-dessous) la présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, avertit le Président de la République Prokopis Pavlopoulos et le Premier ministre, Alexis Tsipras, du fait que (nous citons):

«  les conditions dans lesquelles est introduit au débat le projet de loi « Mesures urgentes de mise en œuvre de la L. 4334/2015», composé du texte déposé dans la nuit du 20 au 21 juillet 2014, comportant 977 pages, incluant tous les textes que les parlementaires doivent étudier et prendre en considération afin de former un avis et de voter selon la procédure d'urgence dans la journée en cours ...ne garantissent pas que la Constitution soit respectée, que le fonctionnement démocratique soit protégé, que le pouvoir législatif du Parlement soit exercé ni que les parlementaires votent selon leur conscience ».

Nous pouvons la croire sans peine. Mais faut-il rappeler que le gouvernement Tsipras avait précédemment accepté les termes de ce texte, sous la pression de la Troïka, c'est-à-dire le FMI (américain), la Banque européenne (américano-européenne et le Conseil européen, composé de chefs d'Etat et de gouvernement qui, pendant tout l'exercice de leur mandat, n'ont rien fait pour transformer l'Europe, non plus que l'eurogroupe, en entité démocratique. Ils n'ont rien fait non plus, c'est le moins que l'on puisse dire pour prendre des positions économiques ou diplomatiques s'éloignant quelque peu des injonctions de Washington.

Les bons esprits diront que, cependant, rien n'obligeait le Parlement grec à voter le texte. Une révolte de dernière heure aurait été possible. Encore aurait-il fallu que le peuple grec dans son ensemble prenne le difficile parti de sortir de l'Euro et de tracer sa voie à la force de ses poignets. Vain rêve évidemment.

Faut-il conseiller aux bons esprits critiquant la docilité du Parlement grec de réfléchir à ce qui se prépare quasi inexorablement au niveau de l'Europe toute entière. Le Parlement européen comme les parlements nationaux vont très prochainement approuver le Transatlantic Trade and Investment Partnership, ainsi que son correspondant en matière de services, le CETA, négociés dans le plus grand secret par la Commission européenne sous la pression permanente des lobbies atlantistes, sans le discuter en rien, sauf peut-être sur la place de quelques virgules. Il s'agira pourtant d'un texte comportant des milliers de pages et de clauses. Le ratifier signifiera entrer définitivement sous la tutelle de l'Empire américain. Les quelques rares parlementaires conscients de la chose vont-ils au moins démissionner avec fracas? Les paris sont ouverts. Ainsi va le Système.

* Lettre au président de la République grecque et au Premier ministre. Traduction.
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15368

* Pour rappel, voir Stop TTIP
https://stop-ttip.org/fr/


25/07/2015
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