Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser
Les mots clés

Accord sur la Grèce le 13 juillet. ? ? ?

Les négociateurs, comme les média, se sont félicités de cet accord obtenu de justesse. Même le ministre des finances grec Euclid Tsakalotos a paru résigné, en dépit des agressions permanentes qu'il avait subi de la part de l'allemand Schauble. Il restera à faire admettre l'accord par le parlement grec. Cependant un peu de bon sens montre que cet accord ne sera pas applicable par la Grèce.
Le point essentiel de celui-ci, selon lequel la Grèce devra déposer dans un fonds offrant toutes garanties (parce qu'en partie allemand) 50 milliards d'euros résultant de la privatisation des perles de son capital public, ne tiendra pas. D'une part les perspectives de privatisation actuelles ne dépassent pas 10 milliards. D'autre part, jamais les Grecs, aussi bas soient-ils tombés, n'accepteront de voir partir en des mains étrangères tout ce qui faisait jusqu'ici le tissu même de la nation.

De plus, comment la Grèce obtiendra-t-elle dès août 2015 les quelques 20 milliard de prêts dont elle a besoin pour survivre, sans parler des 86 autres milliards nécessaires sur les deux ans à venir. Ce ne sera ni l'avenant Schauble qui les fournira, et moins encore François Hollande. A supposer qu'elle obtienne les prêts nécessaires, le montant global de sa dette, dépassant alors 200% du PNB, sera insupportable. Elle se retrouvera vite à la table des négociations, pour un énième nouveau tour de piste.

Nous avons plusieurs fois expliqué ici que la Grèce ne pourrait sortir de cet enfermement qu'en abandonnant la zone euro et surtout, en cherchant des appuis pour développer de nouveaux investissements productifs auprès des Brics. Quelle horreur dira-t-on. Se jeter dans les bras des Russes pour échapper à la tyrannie de la Troika. Disons que, si la Grèce prenait ce parti, elle serait dans une excellente position pour jouer le rôle d'un pont entre l'Europe et les Brics. Ainsi s'amorcerait un euroBrics dont l'Allemagne elle-même, malgré son atlantisme profond, rêve sans oser le dire.

Mais bien sûr, pour Washington, ce serait une véritable déclaration de guerre, avec pour le gouvernement grec toutes les conséquences extrêmement dommageables (extreme prejudice) à en attendre.



13/07/2015
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire