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Israël: nouvelles alliances envisagées

On considère généralement que l'alliance Israel-Etats-Unis est indéfectible. Les deux pays dit-on soutiendront quoiqu'il arrive leurs politiques internationales respectives. Le plus grand défenseur de l'indefectibilité de cette alliance est en Amérique l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) le très puissant lobby dit juif qui en retire de nombreux profits.

Cependant certains changements sinon d'alliance, tout au moins de coopérations stratégiques entre Israël et des pays jusqu'ici considérés comme indifférents à l'avenir de celui-ci, sinon hostiles aux positions que Tel Aviv a pris depuis des décennies au Moyen-Orient semblent se profiler.

La Russie

Les plus importants de ces changements concernent les relations entre Israël et la Russie. Elles n'ont jamais été véritablement mauvaises, du fait nomment de l'influente diaspora russophone présente dans l'Etat juif. Mais elles ne se concrétisaient pas par des coopérations concrètes, vu l'hostilité violente que de telles perspectives de coopération soulevait à Washington.

Or aujourd'hui, tant du côté de la Russie que de celui d'Israël, les perspectives de coopération prennent une nouvelle ampleur. Il existait déjà des accords dans le domaine militaire et de l'armement. Même si les deux pays ne le disent pas explicitement, ils se sont accordés sur la nécessité de lutter contre le terrorisme islamique. Les Etats-Unis font grand cas de leur mobilisation contre Daesh, mais aujourd'hui il est apparu que ce sont eux-mêmes qui au moins initialement ont promu ce qui devient une véritable catastrophe.

La Russie au contraire lutte depuis longtemps contre les djihadistes sur ses territoires frontaliers. Israël sait très bien qu'il ne pourrait pas longtemps résister à une offensive généralisée de l'islamisme. La bombe atomique ne lui serait pas d'un grand secours. Par contre des alliances de terrain entre lui et la Russie serait bien plus efficaces. Pour des raisons stratégiques évidentes, la Russie ne pourrait pas supporter sans d'énormes dommage une disparition d'Israël, telle que promise il y a encore peu de temps par un ayatollah iranien.

Par ailleurs, sur le plan des armements sophistiqués et des technologies avancées, une alliance approfondie et durable entre Moscou et Tel-Aviv permettrait aux deux pays de réaliser des avancées significatives, notamment à l'égard de la technologie américaine. Il serait faux de penser que la Russie serait la seule bénéficiaire de telles coopérations, qui lui permettrait notamment d'échapper aux « sanctions » américaines. Certes Israël maitrise des domaines où la Russie n'a pu encore beaucoup réinvestir. Mais à l'inverse, dans de nombreux autres secteurs, la Russie dispose d'atouts dont Israël serait preneur, tant dans le domaine civil que militaire.

La Grèce

Plus inattendue serait une aide d'Israël à la Grèce, notamment au cas où celle-ci serait obligée de sortir de l'euro. Il ne s'agirait d'ailleurs pas à proprement parler d'une aide, mais d'un échange de bons services, prélude d'une véritable alliance.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras sait, depuis le début de ses difficultés avec l'Eurozone, qu'il pourrait trouver un appui solide chez Benjamin Netanyahu. De premières négociations avaient eu lieu sur les questions de sécurité, notamment dans le domaine des relations avec la Turquie, dont les deux pays craignent de plus en plus vivement l'engagement islamiste. Mais dans l'avenir, la Grèce trouvera de nombreuses opportunités économiques et scientifiques dans une coopération avec Israël. Ceci dans les domaines de la high tech, de l'aviculture, du médical.

En matière de matériel militaire, la Grèce, qui s'approvisionnait quasi exclusivement aux Etats-Unis, pourraient acquérir en provenance d'Israël des drones ou de l'artillerie sophistiquée. Plus généralement, dans le domaine des technologies, la Grèce souffre d'un manque important de compétences. Des investissements conjoints avec Israël lui permettraient une mise à niveau qu'apparemment elle ne trouve pas au sein de l'Union européenne.

En contrepartie, même si la Grèce sortait de l'euro, elle continuerait à avoir de bonnes relations avec les pays européens, notamment ceux de la Méditerranée, y compris la France. Elle pourrait alors faciliter le rétablissement d'échanges dans de nombreux domaines entre ces pays et Israël. Aujourd'hui, ces échanges n'ont plus le niveau qu'ils avaient précédemment (notamment avec la France). Les gouvernements européens se croient obligés de soutenir au delà du raisonnable et du prudent la Palestine et derrière elle tous les Etats et mouvements arabes affichant des positions dites anti-sionistes. Ils n'ont quasiment plus de relations diplomatiques avec Tel-Aviv. Les choses pourraient changer grâce à l'intervention de la Grèce.

Même si Israël prend de plus en plus d'attitudes dangereusement fières et  dominatrices, l'avenir de l'Europe et du monde exige un plein maintien de sa présence.

12/07/2015
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