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La Macédoine rentre dans le rang euro-atlantique

Il y a déjà plusieurs semaines, le gouvernement macédonien légitime, dirigé par le Premier ministre Nikola Gruevski, devait gérer des conflits meurtriers entre forces spéciales d'origine inconnue et des terroristes Albanais d'origine également inconnue. Il était également en butte à des manifestations se disant anti-corruption dans les rues de Skopje. Des documents compromettants à son égard avaient été mis en circulation, qu'il avait rattaché à des falsifications provenant d' « agences étrangères »
Les raisons de ces difficultés pouvaient être attribuées en partie à la politique peu conformiste du gouvernement. Celui-ci avait confirmé sa volonté de poursuivre des liens historiques avec la Russie. Il envisageait en ce sens qu'une branche du futur gazoduc Turkish Stream puisse approvisionner en gaz russe non seulement la Macédoine mais la Grèce et divers Etats de l'Union que le torpillage du précédent South Stream, sous de fortes pressions de la Commission, avait privé de ces perspectives.

Cependant la Macédoine n'avait pas renoncé à négocier une entrée dans l'Union européenne. Le Commissaire à l'élargissement Johannes Hahn avait présenté à cette fin une série de réformes, notamment des élections en avril, que la Macédoine devait s'engager à réaliser avant toute entrée. Il n'y avait rien d'anormal à cela, sauf que Hahn avait précisé que cette entrée dans l'Union serait non seulement une opportunité pour moderniser le pays mais “an opportunity to keep Macedonia's Euro-Atlantic perspective alive”.

On ne pouvait pas dire plus clairement que Nikola Gruevski devait renoncer à toutes perspectives d' « amitié » avec la Russie. John Kerry, s'il ne soignait pas en ce moment une fracture du tibia due à un accident malheureux, n'aurait pas dit mieux. Le ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov ne s'y était pas trompé. Il était même allé à soupçonner les intérêts euro-atlantiques de préparer une « révolution de couleur » afin de faire tomber Nikola Gruevski.

Il ne sera pas nécessaire d'aller jusque là. Nikola Gruevski vient d'affirmer le 29 mai qu'il renonçait au Turkish Sream tant que la Commission européenne ne le jugerait pas conforme à ses normes, et surtout qu'il tenait à réaffirmer son appartenance « à la Communauté euro-atlantique ». Ceci facilitera-t-il l'entrée de la Macédoine dans l'Union? Il faudra pour répondre à cette question consulter la vice secrétaire d'Etat Victoria Nuland, avant de demander l'avis des autorités européennes.



03/06/2015
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