Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Hollande plus obstinément anti-russe que John Kerry lui-même

Chacun a remarqué que John Kerry en mission à Sotchi le 12 mai a prononcé des paroles plus que diplomatiques, presque amicales, à l'égard de ses hôtes russes.

Kerry et derrière lui Obama, face à une situation en Ukraine qui n'évolue pas, alors que la crise avait manifestement été suscitée par Washington pour « détruire »  la Russie, souhaitent ils s'en retirer pour concentrer leurs forces ailleurs? S'agit-il au contraire d'un faux-semblant préparant une nouvelle offensive en Ukraine, par Otan et Porochenko interposés ? Nul ne peut le dire. En tous cas les mots de détente sont des mots de détente. Ils devraient donc provoquer de la part des alliés les plus convaincus des Etats-Unis, notamment au sein de l'Otan, un certain retour à la prudence.

Si François Hollande, comme il l'avait toujours prétendu, voulait jouer un rôle de conciliateur entre les Etats-Unis et la Russie, il aurait donc du profiter de cette embellie diplomatique pour revenir sur la position suicidaire consistant à persister dans le refus de livrer à la Russie des Mistral(s) que celle-ci avait pratiquement achetés. Nul stratège sensé, même très convaincu par le besoin de fermeté à l'égard de Moscou, n'aurait aujourd'hui objecté à cette livraison, au moment où se préparent sans doute, à la demande des intérêts occidentaux eux-mêmes, une levée des sanctions contre Moscou.

Mais non. Hollande s'accroche à la décision suicidaire qu'il avait prise, sous la pression de l'Amérique, de la Pologne et autres Etats Baltes. Pas de Mistral(s) pour la Russie, quoiqu'il advienne. Tant pis pour le crédit français, les perspectives futures de coopération avec la Russie et le Brics, les dépenses en indemnisation à consentir, les dommages directes que subiront les exportateurs français et dans l'immédiat les Chantiers de Saint Nazaire. « J'ai dit non, c'est non » affirme-t-il à la face du monde.

Y a-t-il dans la perspective de ce refus une manœuvre de la part de la France qui justifierait un tel acharnement, la préparation d'un accord enfin retrouvé avec la Russie? Pour notre part, nous ne la voyons pas. Hollande va rejoindre dans la tradition maritime l'exemple honteux de l'amiral français Jean de Laborde ayant décidé en 1942 de saborder une flotte en parfait état de marche au lieu d'aller combattre l'Allemagne.

15/05/2015
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire