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L'Arabie saoudite dans la guerre du pétrole

La coalition mise en place au Yemen contre les Houthis soutenus par l'Iran multiplie les frappes aériennes et provoque un nombre croissant de pertes civiles et de destructions. C'est l'Arabie saoudite qui est à la tête de cette coalition avec un soutien de moins en moins discret du Pentagone. Mais aujourd'hui le Royaume ne se satisfait pas de cette guerre ouverte. Il poursuit et amplifie la guerre qu'il mène depuis déjà plusieurs mois contre ses concurrents producteurs de pétrole.
L'objectif est de laisser la production mondiale augmenter afin de faire baisser le prix du baril sur les marchés internationaux. Pour cela l'Arabie continue à accroître sa production. Le ministre du pétrole Ali al-Naimi vient d'annoncer qu'en mars la production a atteint un record de 10,3 million de barils par jour,. Le prix du brent a continué sa descente, tombant à $56.45 le baril.

Ceci entraine d'importantes restructurations destinées à faire diminuer les coûts. Les conséquences sociales en seront lourdes. C'est ainsi que la Royal Dutch Shell vient d'annoncer l'achat du groupe britannique BG Group anciennement British Gas, pour une somme de 87 milliards de dollars. Ceci devrait se traduire dan s un premier temps par le licenciement de 600 personnes travaillant sur les gisements de la mer du Nord. Shell explique que pour le moment, il n'a pas besoin de nouveaux forages, l'achat des stocks sur le marché lui suffit pour acquérir les réserves stratégiques dont elle a besoin.

En provoquant la baisse des prix, l'Arabie saoudite rend plus coûteuses les productions dont elle a besoin pour répondre à une demande intérieure en hausse forte. Mais l'objectif à long terme est de rendre plus difficile l'entrée de l'Iran sur la marché, prévisible à la suite de la levée des embargos. Ceci pose deux questions.

La démarche, visant à freiner les ambitions régionales de l'Iran, se fait-elle avec l'appui des Etats-Unis, même si elle impose de lourde pénalités aux producteurs américain? Et surtout, à long terme, ne poussera-t-elle pas à un rapprochement multiforme entre l'Iran et la Russie, afin d'une part de rationaliser leurs productions respectives de produits pétroliers, et surtout à terme de coopérer dans des projets d'investissements susceptibles, notamment dans le cadre du Brics, de diversifier leurs économies ?



09/04/2015
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