Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Perspectives asiatiques pour la haute technologie israélienne.

On sait que, sans le dire toujours explicitement, les responsables de l'avenir d'Israël ont depuis des décennies décidé de doter ce pays d'industries de haute technologie.

Celles-ci, dans de nombreux secteurs, se situent aujourd'hui parmi les meilleures du monde. Non seulement elles trouvent des applications toutes naturelles dans l'équipement des forces de défense, mais elles s'exportent dans le monde entier, assurant de substantiels revenus à une économie qui, pour des raisons évidentes, se bat par ailleurs en permanence contre les déficits, malgré l'aide de diasporas extérieures.

Il est certain que, entouré de plus de 350 millions d'Arabes qui le moins que l'on puisse dire ne lui veulent pas de bien, mais qui ont encore du mal à maîtriser par leurs propres moyens les évolutions techniques, Israël doit jouer à fond la carte technologique et scientifique. Ceci lui a permis jusqu'ici de s'imposer comme partenaire incontournable des Etats-Unis, mais aussi de nouer de solides liens avec les pays européens, dont traditionnellement la France.

Aussi était-il facile de prévoir que le gouvernement de Benjamin Netanyahu, dont l'intransigeance dans la question palestinienne soulève de nombreuses critiques, ne s'embarrasserait pas de celles-ci pour offrir de participer à l' Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) dont nous avons ici à plusieurs occasions souligné la capacité de devenir un acteur essentiel dans le changement des équilibres géo-stratégiques du monde.

Malgré l'opposition des Etats-Unis, qui voient (à juste titre) dans l'AIIB un défi majeur à la Banque Mondiale et à la Banque Asiatique de Développement sur lesquelles ils exercent une influence presque totale, plus de 40 pays, incluant l'Australie et la Corée du Sud, ont bravé à la suite des grands pays européens le mécontentement américain en demandant à devenir membres fondateurs de l'AIIB, avant la date limite du 31 mars. Or le ministre des affaires étrangères israélien vient d'annoncer que son gouvernement avait lui aussi proposé sa participation.

Il a précisé sur son site web que ceci offrirait l'opportunité de faire participer des compagnies israéliennes aux projets d'infrastructure de la Banque, dotée à ce jour d'une enveloppe de 100 milliards de dollars, dont la moitié apportée par la Chine. Les entreprises israéliennes se tournaient déjà de plus en plus vers l'Asie, délaissant des marchés occidentaux, en Europe et en Amérique, paraissant incapables de décollage. Elles y rencontraient par ailleurs un accueil plus favorable que celui provenant de pays où elles constateraient, selon leurs dires, un antisémitisme croissant.

03/04/2015
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire