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Préparation du G20

Les Européens ont adopté non sans mal une "position commune" en vue du sommet mondial des pays industrialisés et émergents du G20 à Washington le 15 novembre. Dans une conférence de presse au soir du 7 novembre, le président français de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy s'est montré très volontariste. Il faut que cette réunion amorce rapidement. la réforme du système financier international, en donnant au FMI un rôle accru.

"Je puis dire qu'il y a une position commune assez détaillée de l'Europe" sur les changements à apporter après la crise financière, a–t-il déclaré.  "L'Europe ira à Washington avec la volonté de défendre une ligne, celle de la transparence et de la refondation. Elle en attend des résultats ambitieux". "Nous demandons à être écoutés, entendus et vite. Je ne viens pas participer à un sommet de mondanités, les Européens ne se contenteront pas de quelques principes vagues".

L'Union européenne souhaite des résultats concrets pour renforcer le contrôle des marchés financiers dans les "cent jours" suivant le sommet de Washington, soit fin février, selon un texte de la présidence de l'UE. A partir de cette date, elle proposera  qu'un nouveau sommet se réunisse.

Nicolas Sarkozy a assuré que les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE étaient tous d'accord sur la nécessité absolue d'une coordination des politiques économiques en Europe, y compris l'Allemagne, qui avait exprimé de sérieuses réserves durant les travaux préparatoires au sommet. Il s'agit évidemment d'un préalable aux discussions du G20.  Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück avait rejeté un projet de document prônant une plus grande coordination macro-économique internationale face à la crise, en soupçonnant Paris de vouloir par ce biais promouvoir son idée de gouvernement économique européen. Il est certain que la mésentente latente entre l'Allemagne et la France porte une ombre inquiétante sur l'avenir de futurs consensus européens. Les responsabilités sont  partagées, mais il semble qu'aucun des chefs d'Etat concernés ne s'en soucie vraiment. Nous ne pouvons que le regretter.

Il apparaît aujourd'hui peu probable que le président élu Barack Obama assiste à cette première réunion à Washington. Mais il devrait recevoir certaines personnalités européennes, dont Nicolas Sarkozy et le président Barroso. Il faut espérer que ceux-ci répéteront leur message de fermeté, plutôt que faire assaut de platitudes aimables  pour se faire bien voir par le futur maître des lieux.

Nous reviendrons en détail le moment venu sur cette réunion du G20, dont les enjeux sont déterminants face à une crise mondiale qui ne fait pas mine de se ralentir.
    
07/11/2008
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