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Démissionner Donald

On apprend que, presque en catimini et apparemment sans aucun mandat d'une institution ou d'un Etat européen, le polonais Donald Tusk s'est fait recevoir à Washington par Barack Obama . Il exerce pour le moment, en application d'une rotation organisée par les traités, les fonctions de président du Conseil européen.
Autrement dit, il préside et conduit les travaux du Conseil européen, institution qui regroupe les chefs d'État ou chefs de gouvernement des vingt-huit pays membres de l'Union européenne. Le président a aussi un rôle de représentation de l'Union dans le monde.

On aurait pu penser que, dans l'état actuel délicat des relations entre les Etats-Unis, la Russie et l'Union européenne, il n'aurait du n'entreprendre une telle visite aux Etats-Unis que doté d'un mandat clair et soigneusement discuté provenant  des dits chefs d'État ou chefs de gouvernement des vingt-huit pays membres.

Or il a pris sur lui, comme un grand, pour bien préparer le sommet du Conseil les 19 et 20 mars, d'accuser la Russie, évidemment sans aucune preuve sérieuse, d'avoir violé de nombreuses fois le compromis Minsk2 (au moins 1.000 fois, a-t-il déclaré ensuite au New-York Times), de multiplier les actes de violence, de chercher à briser l'unité de l'Europe, comme l'entente de celle-ci et de l'Amérique.

Mais, a-t-il ajouté en pleurnichant dans le gilet d'Obama, malgré tous ces forfaits des Russes, certains Etats européens refusent de durcir encore les sanctions contre la Russie.

On imagine l'embarras d'Obama devant ces jérémiades. Que voulez-vous que je fasse, aurait-il pu dire. Pour le moment, j'ai convenu avec mes alliées européens de ne pas armer l'Ukraine. C'est à vous, en tant que président du Conseil, de convaincre les récalcitrants afin de les faire changer d'avis.

Il reste que le parti de la guerre, aux Etats-Unis, est très actif. Il n'a pas manqué de se saisir des propos de Tusk pour renouveler les pressions en vue d'un soutien militaire aux plus va-t-en guerre des Ukrainiens.

Un président du Conseil européen qui dans la même visite se ridiculise à la Maison Blanche par l'étalage de son impuissance et incite les militaires américains, Breedlove et quelques autres, à passer outre aux freins mis à l'extension de la guerre par notamment l'Allemagne, la France et l'Italie, ne devrait plus être autorisé à exercer la fonction qui est actuellement la sienne. En aucun cas, nous ne devrions accepter qu'il continuât à nous représenter. Qu'il borne ses visites à ses amis des Etats Baltes.

Source Euobserver 09/03/2015

https://euobserver.com/foreign/127936



10/03/2015
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