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Pour la dette grecque (et d'autres) des Obligations à durée indéterminée

Notre ami Joseph Leddet, éditeur de la Gazette des Changes, reprend dans le dernier numéro de celle-ci (366 du 9 mars 2015) une proposition qu'il a faite depuis longtemps et que nous avions soutenue concernant une façon de rendre supportable aux Etats européens le poids de dettes qui paralysent aujourd'hui, dans la plupart de ces Etats, et notamment la Grèce, tout redressement économique.............. Il serait intéressant de savoir pour quelles raisons les institutions européennes refusent cette solution, qu'elles ne devraient pas ignorer. Certaines de ces raisons échappent-elles à notre naïveté? Il serait intéressant de savoir par ailleurs qui, au niveau des Etats et notamment de la Grèce, aurait suffisamment d'imagination pour la présenter officiellement...... Jean-Paul Baquiast


Nous avons déjà, à plusieurs reprises et ce depuis plusieurs années, suggéré de transformer les dettes d'État en ODI ou «obligations à durée indéterminée» ; ces obligations, qui serviraient un coupon annuel, ne comporteraient pas de date d'échéance précise pour leur remboursement ; par contre elles seraient librement négociables sur le marché secondaire, ce qui permettrait aux investisseurs de récupérer leur capital à tout moment, aux conditions de marché près .

A contrario, l'État ne serait plus contraint comme actuellement de réémettre chaque année une part importante de sa dette pour renouveler les emprunts arrivés à échéance.

Grâce à un tel dispositif, la crise grecque aurait pu être évitée, de même que celles des autres «petits pays» de la zone euro ; et il n'est pas impossible que l'État français, qui pour l'instant fait le dos rond face à un endettement qui dépassera bientôt les 100 % du PIB, et qui s'accroît d'année en année au rythme du déficit public, se mette un jour ou l'autre à réfléchir sérieusement à une telle solution pour notre pays...

Joseph Leddet
10/03/2015
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Seul le système bancaire décide
10/03/2015 17:58:34 | Par : MH Caillol
Je suis persuadée que plein de solutions existent... dont celle-ci peut-être sur laquelle je laisse les autres donner leur avis.
Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il n'y a aucune force politique capable de décider de la moindre solution.
Seul le système bancaire dispose de la puissance de feu nécessaire à emporter des décisions servant bien sur son intérêt... comme le QE.
Les politiques nationaux sont incapables d'emporter la moindre décision, divisés comme ils sont.
Et le niveau européen n'est pas connecté à l'intérêt public.
Mais l'argent n'est que la traduction de la volonté politique. Toute cette crise n'existerait pas si quelque part en Europe il y avait une canal de volonté politique.



Pour la dette grecque (et d'autres) des Obligations à durée indéterminée
15/05/2015 20:03:59 | Par : clgz11
• Première question : pourquoi un Etat s'endette-t-il, voire se surendette-t-il?
• Deuxième question : dans quelle monnaie s'endette-t-il ?
• Troisième question : cette monnaie, dans le cas de la Grèce, étant l'euro, quand et par quel moyen la Grèce est-elle rentrée dans l'euro ?
• Quatrième question : qu'a fait-la Grèce de cet argent, depuis son adhésion à l'euro, pour parvenir à l'endettement qui est le sien actuellement ?
• Cinquième question : quelle est la situation actuelle de la Grèce, du point de vue son économie, dans le concert des nations ? et que peut-elle faire pour améliorer cette position, à la fois sur le plan économique et sur le plan politique ?
• Sixième question : la Grèce étant un membre à part entière de l'Union Européenne, quelle est l'attitude de cette même UE, à son endroit, actuellement ?
• Septième question : quelle est le but de l'UE, en général, au sein d'une économie mondiale en pleine mutation ?

Répondre à ces questions est, bien évidemment, un préalable, pour savoir ce que doit faire la Grèce, pour sortir de son endettement, voire de son surendettement actuel.

On s'apercevra alors que le report des échéances, concernant le paiement des annuités associées à la dette grecque (en l'occurrence, sous la forme de la conversion de titres immédiatement remboursables, en obligations à durée indéterminée) n'est pas la seule mesure qui pourra sauver la Grèce, dans la situation où elle se trouve actuellement.

Au-delà, on peut se poser la question de savoir si l'économie mondiale, dans sa conception actuelle, correspond à ce que veulent réellement les peuples.

Et puisque le fond de ce système est, encore et toujours, le capitalisme, il s'agit, là également, de s'interroger pour savoir comment ce capitalisme-là est né, et comment il a évolué dans l'Histoire ?

Si le lecteur désire connaître le détail de cette affaire, ainsi que les réponses aux questions notées ci-dessus, depuis que la Grèce a adhéré à l'euro, je l'invite à lire le livre en trois volumes que j'ai intitulé, comme économiste de formation, « Le développement du capitalisme à travers l'Histoire ».

Claude Gétaz
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