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Tsipras, main de Moscou dans l'Union européenne ?

C'est ce qu'affirment depuis 48h d'innombrables voix européennes « autorisées », afin de mettre au ban de l'Europe, quatre jours après son élection, Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre grec.
Quel est son crime?  Ce n'est pas de vouloir renégocier la dette, mais de s'opposer à de nouvelles sanctions contre la Russie. « Nous sommes contre l'embargo imposé à la Russie”, a dit le 28 janvier, Panagiotis Lafazanis, le ministre grec de l'Énergie, ajoutant qu'il n'y "avait pas de différends entre la Grèce et les Russes". La veille, Alexis Tsipras avait déjà envoyé "une grenade en direction de Bruxelles", d'après le quotidien britannique "Financial Times", en s'opposant à un appel commun des pays européens pour adopter de nouvelles sanctions contre Moscou.

Avant même des réactions des gouvernements européens, les médias américains, gardiens fidèles de l'orthodoxie atlantique de l'Union, avaient sonné le tocsin "Pourquoi Poutine est le grand gagnant des élections grecques", explique par exemple le site américain Foreign Policy. "La Grèce s'acoquine avec la Russie, ce qui revient à jouer à un jeu très dangereux pour l'Europe", estime, pour sa part, une certaine Holly Ellyat, productrice adjointe au sein du journal financier CNBC

Le reste de la presse anglo-saxonne, désormais relayée par les médias européens, emboite le pas. L'Europe doit traiter Tsipras et son complice et allié le chef du Parti Nationaliste, en moutons noirs coupables de tenter d'introduire l'ours russe dans la bergerie. Nous sommes pour notre part persuadés que divers gouvernements européens, et pas seulement celui de Chypre, seraient prêts à suivre Tsipras sur le plan diplomatique, comme ils le suivront sans doute dans le refus de l'austérité. De plus en plus d'intérêts, comme nous l'avons ici souligné plusieurs fois, refusent d'être coupés de la Russie et derrière la Russie, du Brics. Bien plus, ils soutiendraient l'idée d'une alliance stratégique avec la Russie.

Si Alexis Tsipras réussit ce coup de maître, éloigner un tant soit peu l'Europe de l'Amérique et la rapprocher un tant soit peu de la Russie, il s'attirera pour longtemps la reconnaissance de bien des citoyens européens.. ..et en concomitance le dépit des chefs d'Etat qui, comme François Hollande, n'avaient pas eu le courage de choisir une voie qui les aurait fait entrer dans l'histoire de ce début de siècle



29/01/2015
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