Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Le gouvernement de Kiev augmente son activité militaire dans l'Est

Le même Porochenko dont la France étonnée a pu constater la présence en tête des chefs d'Etats, un gros bouquet de fleurs à la main, lors de la manifestation contre les attentats terroristes du 11 janvier, se prépare à rajouter de nouvelles victimes aux 4.800 déjà provoquées par lui dans les provinces russophones du Donbass - victimes dont d'ailleurs ces mêmes chefs d'Etat ne se sont guère émues.
D'ores et déjà, les bombardements d'agglomérations et l'activité militaire s'accroissent. Par ailleurs, le 15 janvier Porochenko a décrété la mobilisation militaire de la nation à partir de 2015, ainsi qu'une augmentation atteignant 104.000 hommes des effectifs en état de combattre . On se demande d'ailleurs comment l'Ukraine, déjà financièrement exsangue et incapable d'entretenir son potentiel économique, pourra se permettre de tels efforts. Est-elle aidée discrétement et par qui?

Ceci n'empèche par le gouvernement de Kiev d'annoncer qu'il est prêt à participer à de nouvelles réunions diplomatiques destinées à la mise en oeuvre des accords de Minsk. Ces réunions sont celles du groupe dit de contact, qui associe des représentants de la Russie, de l'Organisation sur la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), de Kiev et des deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Luhansk.

Selon le représentant de Kiev, son gouvernement serait prêt à signer l'accord décidé le 13 décembre et à garantir un cessez-le-feu à partir de ce jour 19 janvier. Cet accord prévoit la mise en place d'un tel cessez-le-feu dans un délai de 3 jours, le retrait en 5 jours de tous les équipements lourds et l'établissement en 21 jours d'une zone tampon démilitarisée le long de la frontière entre les zones en guerre.

Cependant le 15 janvier, le gouvernement Porochenko a rejeté les propositions formulées par Moscou visant le retrait des armements lourds. Une réunion du groupe de contact était programmée pour le 17 Janvier, mais elle a été annulée du fait de l'absence du représentant du gouvernement ukrainien.

Rappelons que pour la France la levée des « sanctions » décidées par les pays de l'Otan à l'égard de la Russie devrait découler d'une « pleine application » des accords de Minsk. La livraison immédiate des porte-hélicoptères Mistral achetés par la Russie à la France devrait en résulter. Mais pour l'application de ces accords, la présence de tous les signataires, notamment celle de Kiev, s'impose. Or Kiev, on vient de le voir, se met aux abonnées absents. La France, pour sa part, indépendamment de la réaction des autres membres du groupe de contact, acceptera-t-elle de se laisser ainsi conduire, c'est le cas de le dire, en bateau.

Beaucoup pensent que Porochenko, en fait,  préparerait une offensive massive contre les républiques de Donetsk et de Luhansk. Les morts ne se compteraient plus alors seulement en milliers mais en dizaines de milliers. Le but sera toujours le même, provoquer une intervention militaire de Poutine, contre laquelle se dressera l'unanimité de l'Otan. Washington applaudira sans doute. Mais l'Europe laissera-t-elle faire?


Mise à jour au 19/01, 20h. Il semblerait que l'offensive de Kiev soit déjà lancée, avec des blindés et autres armements lourds. Mais elle se serait heurtée  à de fortes résistances novorussiennes, risquant de compromettre son développement. A suivre. Pour le moment,la réponse à notre question finale est claire. L'Europe laisse faire.


19/01/2015
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire