Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Montebourg n'a qu'à moitié raison.

Devrons-nous ici écrire une nouvelle fois ce que nous écrivons déjà depuis des année, à la suite d'ailleurs de forts bons esprits, bien plus compétents que nous. Ce ne sera pas une simple augmentation du pouvoir d'achat des consommateurs qui relancera la moindre chose en France, sauf évidemment à relancer l'importation de biens que nous ne fabriquons pas ici. Or en quittant ce soir le gouvernement, Montebourg n'a rien d'autre à proposer.
Et pourquoi ne fabriquons-nous pas ces biens? Parce que la nation, dans son ensemble, n'investit pas. Et pourquoi n'investit-elle pas? Non pas parce que les charges des entreprises sont trop lourdes, mais parce que le gouvernement ne fixe pas de grands objectifs techno-scientifiques permettant de rééquiper avec des outils modernes non seulement les entreprises mais aussi les services publics. Si ces objectifs étaient bien conçus, si des structures politiques et économiques sérieuses étaient désignées pour les mener à bien, la question de l'augmentation temporaire du déficit ne se poserait pas.

Plus exactement, elle ne se poserait pas sur la longue période, car de tels investissements productifs rapporteraient très vite plus qu'ils n'auraient coûté. Mais il faudrait au sommet de l'Etat des responsables qui comprennent exactement ce que sont les technologies de l'information, la robotique, la bioingénierie, l'énergie verte, l'espace.. Il faudrait aussi que ces responsables aient la volonté et la continuité nécessaire pour soutenir de tels programmes pendant le temps nécessaire à ce qu'ils portent leurs fruits. Lorsque l'on regarde par exemple ce que fut dans la durée le programme Airbus, l'on s'aperçoit que s'il a réussi, ce fut parce qu'une suite de gouvernements aux orientations politiques différentes lui ont donné les appuis dont il avait besoin.

Un Montebourg et bien d'autres, sans parler des membres du gouvernement, ne sont pas convaincants quand il leur arrive de traiter  de ces questions, parce que leur discours superficiel révèle leur ignorance et leur manque de volonté. Ce ne sera pas en se plaignant des succès de l'Allemagne ou du manque d'appui de la Commission européenne qu'ils pourront faire oublier leurs déficiences fondamentales. Mais qui en France pourrait se substituer à eux, tant dans la critique bien informée que dans les propositions constructives? Ce ne sera certainement pas l'opposition. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter pérorer ses représentants.

25/08/2014
Vos réactions
Dernières réactions
Nombre de réaction(s) : 1
Ne pas oublier la critique de la politique extérieure
26/08/2014 09:03:39 | Par : JPB
Montebourg oublie par ailleurs de critiquer la politique extérieure de François Hollande. Tout effort (austérité ou ré-endettement) est inutile si on plombe la reprise en se fermant aux marchés russes et à ceux des BRICS, en soutenant une guerre civile et une faillite d'état en Ukraine, plus généralement, en suivant aveuglément l'Amérique dans ses choix catastrophiques, fortement dépensiers pour nous.


Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire