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Une grave erreur, refuser le plan Borloo

Nicolas Sarkozy a fait une nouvelle erreur, à la fois stratégique et tactique, en renvoyant aux travaux d'une commission (autrement dit sine die) les décisions relatives aux bonus malus et autres fiscalités vertes étudiées par le ministre Borloo.
 
 Il cède ainsi aux pressions des intérêts  industriels à courte vue bien représentés à l'UMP, qui ne veulent pas s'engager dans la mise en œuvre des résolutions du Grenelle de l'Environnement et, plus en profondeur, qui refusent  les reconversions nécessitées par la sortie de l'économie du pétrole. Il donne ainsi un très mauvais signal aux partis conservateurs européens qui, notamment au Parlement, bataillent ferme pour que les engagements pourtant timides de la Commission relatifs à la lutte contre les gaz à effet de serre soient mis au placard. Il s'agit d'une erreur stratégique majeure alors que la France, présidant le Conseil européen, aurait du en profiter pour impulser une évolution déterminante en faveur des nouvelles énergies et des économies d'énergie Ce n'est pas parce que cette politique suscite dans beaucoup de pays (pas dans tous)  les mêmes résistances de la part de ceux qui ne veulent pas investir dans les changements que des dirigeants dignes de ce nom devraient l'abandonner. .

Au point de vue tactique, son erreur est aussi grande. Nous sommes certains  qu'il est à peu près convaincu du fait que le passage à des industries vertes  représente un pari gagnant, tant en termes d'emplois que d'exportation et finalement de croissance. Mais il s'est laissé persuader qu'il ne peut pas paraître par de nouvelles taxes augmenter les prélèvements obligatoires et le déficit budgétaire que sa politique n'a pas jusqu'ici réussi à diminuer, malgré ses promesses électorales. Or faut-il pour cette raison de circonstances, compromettre durablement, en France même, des changements qui s'imposent ? Il aurait suffi d'étudier un peu plus intelligemment les taxes proposées par le plan Borloo, les accompagner de  réformes fiscales minimum, telles celles des niches du même nom, et expliquer tout ceci à l'opinion, pour que ledit plan Borloo, bien accueilli par elle, voit enfin le jour. Aujourd'hui,  l'aggravation prévisible de la crise laisse craindre qu'il ne soit définitivement abandonné.

Ainsi la France continuera à entrer dans la crise à reculons, de même que ceux des pays européens, s'il en est,  qui s'inspireront de son exemple. Je suis leur chef, donc je les suis, semble penser notre Président.
26/09/2008
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