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L'illusion du 6 juin. Rien n'est réglé en Ukraine. Au contraire

François Hollande s'était flatté du fait que la diplomatie française avait finalement réussi l'impossible, réconcilier Obama, Poutine et le président de Kiev, Porochenko. Il devait en résulter une promesse de non-intervention dans les provinces russophones d'Ukraine de l'Est, tant des milices et troupes régulières au service de Porochenko, que d'éventuels renforts militaires non officiels envoyés par la Russie en appui des russophones refusant le pouvoir de Kiev, mineurs du Donbass et autres.
Illusion. Si Obama avait paru dans l'ensemble favorable à la recherche d'un compromis par la voie diplomatique (compromis dont chacun se faisait manifestement une idée différente), dans l'intervalle les différents moyens déployés par les Etats-Unis, via la CIA, pour renforcer par des flots de dollars et de mercenaires les forces militaires un peu vacillantes déployées par Kiev, n'ont jamais cessé. A l'est de l'Ukraine, les exactions (certains parlent de massacres, sinon d'un début de génocide) commises par les extrémistes de Pravi Sector et même par certaines unités ukrainiennes, n'ont jamais cessé. L'Otan lui-même, à la demande des Etats-Unis, ne cesse de durcir le ton, excitant ainsi les membres les plus anti-russes de l'Alliance, notamment les Polonais, à prendre des postures de plus en plus irresponsables. (voir http://www.strategic-culture.org/news/2014/06/10/place-of-ukraine-in-us-military-planning.html

En contrepartie, une pression de plus en plus forte semble s'exercer sur Poutine, en Russie même, pour qu'il soutienne militairement et ouvertement les « rebelles ». Celui-ci, manifestement et fort justement, semble résister à la tentation. Pourtant les Américains n'ont pas renoncé à provoquer une intervention de Poutine, ce qui les autoriserait, pensent-ils, à déclencher une vraie guerre contre la Russie. L'apocalypse, en ce cas, ne serait pas loin (Voir notre article: Le risque grandissant d'une guerre nucléaire http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1375&r_id=)

Les Merkel et Hollande qui pensaient, par la force convaincante de la diplomatie européenne, avoir réussi à calmer le jeu, devraient aujourd'hui se faire beaucoup de soucis. Mais malheureusement on ne les entend pas. Sans doute comptaient-ils sur les membres du Congrès américain, voire sur certains représentants du Pentagone et des militaires pour obliger Obama à calmer les initiatives du National Service of Covert Operations et de ses représentants en Ukraine. Mais manifestement Obama, que ce soit ou non de son plein gré, est dépassé.

Qu'attendent les Européens (Allemands et Français) pour tenter de reprendre les choses en mains ? L'Ukraine, après tout, est à leur frontière. Quant à Moscou, qu'ils le veuillent ou non, il reste pour eux un partenaire, sinon un allié, obligé.


11/06/2014
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