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Elections européennes. Le bon exemple donné par la Grèce et l'Italie

La Grèce et l'Italie ont été deux pays considérablement frappés par la crise et les « économies » imposées par la troïka européenne. Néanmoins les électeurs de gauche n'en ont pas pris prétexte pour bouder les élections ou privilégier les extrêmes droites anti-européennes.

En Grèce, la coalition de gauche radicale Syrisa a battu le parti conservateur du Premier ministre Antonis Samaras. Le jeune chef charismatique de Syrisa, Alexis Tsipras, avait multiplié les déplacements, en Grèce et dans les autres pays européens, pour défendre ses thèses. Est-ce pour cette raison que la participation en Grèce a été largement au dessus de la moyenne des autres pays européens: 57,35% contre 43 %. ?

En Italie, le parti du jeune et également charismatique Premier ministre Matteo Renzi, grand vainqueur des législatives dans la péninsule, s'est affirmé aux européennes. Il a battu toutes les prévisions en remportant 40,8% des suffrages (11 millions de votes), creusant largement l'écart avec le mouvement protestataire M5S de Beppe Grillo (21,1%). «  C'est un résultat historique ; je suis ému et déterminé à travailler pour que l'Italie change l'Europe», a commenté Matteo Renzi dans un tweet. On ne peut que l'engager le faire, pour notre bien à tous.

Les réformes qu'il avait défendues lors de ces élections, et commencé à appliquer au pouvoir, ont certainement joué un rôle dans le succès personnel de Matteo Renzi. Elles ne sont pas toutes faciles à admettre par les classes ouvrières italiennes, mais Matteo Renzi a su les entourer de décisions qui, sans être à proprement parler révolutionnaires, présentent une rupture brutale avec les programmes des conservateurs, comme avec ceux de l'illusionniste Beppe Grillo.

La Grèce et l'Italie ont été deux pays durement frappés par la crise et les « économies » imposées par la troïka européenne. Néanmoins les électeurs de gauche n'en ont pas pris prétexte pour bouder les élections ou privilégier les extrêmes droites anti-européennes. Les commentateurs s'interrogent sur cette sorte de miracle, qui place la Grèce et l'Italie au premier rang des authentiques défenseurs et promoteurs de l'Union Européenne. Il est vrai que Alexis Tsipra et Matteo Renzi se sont engagés à changer l'Europe conservatrice en une force capable de promouvoir et appliquer des idées de gauche et d'extrême gauche. Pourront-ils le faire effectivement? L'avenir le dira. Cependant, en attendant, tous les deux donnent à la France, championne du défaitisme à gauche et du nihilisme à l'extrême-droite, une cruelle leçon.

Pourquoi la gauche française n'a-t-elle pas suivi l'exemple, depuis plusieurs moins annoncé, d'Alexis Tsipras et Matteo Renzi. Sûrement parce qu'en France, le parti socialiste s'était endormi dans le confort du pouvoiret des compromissions, oubliant (trahissant) les promesses électorales du candidat Hollande. Sans doute aussi parce que, à la gauche du PS, aucun jeune leader charismatique n'a su apparaître. Jean-Luc Mélenchon, bien que loin d'être jeune, aurait pu jouer ce rôle, s'il ne s'était enfermé dans le narcissisme et les querelles de personnes. L'histoire considérera sans doute qu'il a porté une certaine responsabilité dans la défaite de la gauche au sein de l'Hexagone et le succès du Front National dans la classe ouvrière, faisant ainsi de la France un contre-exemple détestable aux yeux des pro-européens.

Ceci dit, ne se trouvera-t-il pas en France des personnalités de gauche du gabarit d'Alexis Tsipras et Matteo Renzi. Ils n'ont certainement pas toutes les qualités, ne rêvons pas, mais...

26/05/2014
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