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Le parlement européen après les élections.

Nous avons indiqué dans l'éditorial d'hier soir 25/05 http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1350&r_id= qu'un certain nombre de citoyens, parmi lesquels nous nous rangeons, avaient voulu exprimer par leur vote le rejet non de l'Europe, mais d'une Europe qui n'était ni puissante, ni souveraine ni solidaire.


Les résultats d'ensemble publiés ce matin 26/05 font-ils présager un Parlement qui, ne fut-ce que très marginalement, puisse infléchir l'Union dans le sens que nous souhaiterions, c'est-à-dire vers plus de puissance, de souveraineté et de solidarité ? Vraisemblablement non. Le parlement sera dominé, avec une faible majorité, par le Parti populaire européen (PPE). Viendront ensuite les sociaux-démocrates (PSD). Les euro-sceptiques et les groupes franchement anti-européens, formeront ensuite un bloc disparate d'opposants aux précédents. Les Verts et les représentants de l'extrème-gauche seront pratiquement inexistants.

Il serait illusoire d'attendre du PPE et du PSD, majoritaires, de changements notables dans les orientations actuelles du Parlement. La Commission, quant à elle, sera aussi conservatrice qu'elle l'est aujourd'hui. Les chefs d'Etat qui fixent ses principales missions et jusqu'à présent désignent son président sont tous globalement conservateurs, y compris ceux se réclamant du socialisme tel François Hollande en France. Le Royaume Uni continuera à bloquer toute évolution (Que font les Anglais en Europe ? aurait pu dire De Gaulle). Angela Merkel fera de même, se satisfaisant du leadership implicite de l'Allemagne sur le Continent.

Si Jean-Claude Juncker, très présentable en apparence mais très lié aux intérêts financiers, pouvait finalement être nommé président de la Commission, en remplacement du caricatural Jose Luis Barroso, il incarnera exactement ce que les votes des électeurs européens, de droite comme de gauche, avaient voulu rejeter.

Les Américains, évidemment, comme ils commencent d'ailleurs à le faire, se réjouiront de cette « stabilité ». Les espoirs en une Europe puissante, indépendante et solidaire seront donc renvoyés aux oubliettes. Cela ne devrait pas empêcher ceux qui militent en ce sens de continuer à s'exprimer, mais ils se sentiront bien seuls


26/05/2014
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