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Début de prise de conscience, mais bien insuffisant

Le Premier ministre, a signé mercredi 14 mai un décret « relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable », qui devrait permettre à l''Etat de s''opposer à la prise de contrôle d'un très grand nombre d'entreprises françaises.
 
Outre les onze activités déjà concernées, liées à la défense et à la sécurité, le texte s''appliquera désormais aussi à « l''approvisionnement en électricité, gaz, hydrocarbures ou autre source énergétique », à « l''exploitation des réseaux et des services de transport », à « l''approvisionnement en eau », aux « communications électroniques » et à la « protection de la santé publique ».

Il faut féliciter Manuel Valls et Arnaud Montebourg d'avoir redonné à l'Etat des moyens juridiques que tous les autres pays, y compris les plus libéraux, n'hésitent pas à employer. Encore faudra-t-il s'en servir dans le cas d'Alstom. Les pressions sur le gouvernement pour qu'il laisse faire le démembrement de l'entreprise restent très fortes. On ironise dans les médias: que pourra le gouvernement contre l'avis des administrateurs et des actionnaires ? Seul le Front de Gauche a osé rappeler ce matin qu'il fallait en fait nationaliser Alstom, comme nous l'avions dès le début demandé ici.

Quant à Ségolène Royal, d'on l'irresponsabilité dans cette affaire paraît si grande qu'il faut s'inquiéter des vraies raisons de son intervention en faveur de GE, n'en parlons pas. Ce n'est même plus un couac, c'est sans doute autre chose. Bon courage au Premier ministre s'il doit faire face tous les jours à des bâtons dans les roues de cette ampleur.

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Plus sérieusement, disons que la Commission européenne qui au lendemain du 14 mai, s'est permis de mettre en garde le gouvernement français contre « les risques d'un retour au protectionnisme » n'améliore pas son image avant les élections européennes. Quand on connait le nombre et les moyens financiers des lobbyists à Bruxelles, quand on sait que ces lobbyists travaillent soit pour les intérêts financiers intéressés directement au rachat des entreprises nationales, soit pour les entreprises industrielles étrangères, essentiellement américaines, voulant conquérir l'industrie européenne, on peut douter de son désintéressement.

 Montebourg a plusieurs fois déçu ceux qui espéraient voir en lui un authentique champion du patriotisme économique dont la France a bien besoin. Espérons que cette fois-ci il tiendra bon. Ce serait peut-être en ce cas un destin présidentiel qu'il se forgerait à cette occasion.


15/05/2014
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