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Alstom. Il est encore temps d'éviter le scandale

Le scandale serait le rachat de l'activité Energie d'Alstom par Général Electric. Parlons ce soir sans nuances diplomatiques:

- Si ce rachat était accepté par le France, Montebourg et même le Premier ministre (actuellement à Rome pour la canonisation des papes ??) y perdraient leur culotte. Ils devraient démissionner immédiatement.

- GE c'est en ce domaine l'ennemi. Que l'on ne parle pas de sa collaboration avec des français dans les moteurs d'avions. C'est de la vieille histoire .Que l'on rappelle plutôt ses activités dans le nucléaire, concurrençant directement Areva – sans oublier que GE a une part considérable de responsabilité dans les défaillances des centrales de Fukushima.

- A supposer que Alstom ne puisse continuer seul, Siemens se révèle aujourd'hui, d'une façon un peu inattendue, comme l'ami. Selon une proposition encore à officialiser, il propose, comme General Electric, de reprendre les activités d'Alstom dans l'énergie, turbines et transmissions, mais, dans le même temps, il se dit prêt à apporter au français une partie de ses propres activités dans les trains à grande vitesse et les locomotives, sous forme de titres ou d'actifs, afin de renforcer le pôle ferroviaire d'Alstom.

Ceci pourrait se traduire par un début de politique industrielle commune au niveau européen. Il pourrait se créer ainsi deux champions européens, l'un dans l'énergie, l'autre dans le transport

Dans ce schéma, les activités de transport resteraient basées en France. En outre, Siemens offre de localiser en France le siège mondial de son activité de turbines à vapeur et même de rapatrier de ce côté du Rhin une grande partie des centres de décision de son activité de réseaux de distribution d'énergie.

La question de l'emploi ne doit pas intervenir dans la décision. Même si l'alliance Siemens entraîne des licenciements, ce n'est pas aux personnels d'intervenir dans la décision. S'il y a des licenciements, l'Etat devra régler le problème autrement.

- L'ennemi enfin est le patron d'Alstom lui-même, Patrick Kron. Pour des raisons quasi personnelles, il a toujours découragé des contacts avec Siemens, se jetant au contraire dans les bras de General Electric. Kron doit partir immédiatement. S'il ne le faisait pas, le gouvernement français devrait le renvoyer chez lui. Ne mentionnons pas le rôle de Bouygues, qui là encore s'est conduit en traitre.


Beaucoup de Français attendent ce soir avec impatience, une impatience qui devrait se transformer en révolte au cas ou le rachat d'Alstom par GE était accepté, l'annonce de la décision gouvernementale française.

Post-Scriptum: Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, est favorable à une nationalisation temporaire. Il a parfaitement raison.

Post-Scriptum au 1er mai. Après la décision honteuse du conseil d'administration de Alstom, acceptant le rachat des 2/3 de l'entreprise par General Electric,  il apparait que la seule solution pour éviter le démembrement de l'entreprise  serait une nationalisation. Le budget nécessaire ne devrait pas manquer. Dans l'énergie, un pôle Areva, EDF-GDF et Alstom offrirait ultérieurement une solution d'un intérêt exceptionnel. Si Hollande ne l'imposait pas dans les meilleurs délais, il rejoindrait les rangs des chefs d'Etats capitulards, qui ont failli plusieurs fois tué la France. Pourquoi ne pas penser à Pétain?

27/04/2014
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Nombre de réaction(s) : 2
Alstom
03/05/2014 08:25:47 | Par : sabre38
que veut dire "une nationalisation temporaire "? pourquoi pas une nationalisation totale sans indemnités ni rachat, remettant nos secteurs énergétiques -clés aux mains du peuple , ce qui impliquerait bien sur une sortie de l'Europe qui,bien que non élue par le peuple, aurait tôt fait de nous pointer du doigt et nous contraindre à renoncer à toute décision de ce type au nom de leur sacré principe d'une concurrence libre et non faussée , la liberté des renards dans le poulailler bien sur .

Alstom
03/05/2014 08:50:08 | Par : sabre38
que veut dire nationalisation temporaire ? Le capital destructeur de forces productives , avec, comme instrument privilégié pour ce faire, l'Europe de Maastricht, non élue des citoyens ,pourrait-t-il s'amender et nous rendre nos entreprises , quand elles touchent à nos secteurs -clés de l'économie (energie etc..)?Ne pensez-vous pas que seule une réappropriation complète de nos entreprises par les citoyens et la classe des producteurs de richesse, la classe ouvrière (en un temps lointain ,vénérée par d'authentiques communistes et internationalistes) nous éviterait de voir disloquer et piller nos rares fleurons industriels encore existant, dont Alstom; mais l' européisme latent et indécrottable des députés européens (s' assurant indemnités confortables )n'est-t-il pas là pour nos interdire toute initiative de ce type, au nom de la concurrence libre et non faussée, devenue leur credo et celui du capital dont ils se rendent complice ?
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