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Le vote suisse ou l'imbécilité des citoyens

Le vote suisse dont nous reprendrons pas ici les termes, est une agression au bon sens. La Suisse, placée au coeur de l'Europe et bénéficiant de tous ses échanges et trafics (y compris trafics illégaux) se permet d'afficher un rejet des peuples européens. Or elle est riche grâce à nous, qui consommons les produits de ses multinationales, Nestlé et autres, allons dépenser nos économies dans ses hôtels, lui assurons le bénéfice de nos grandes infrastructures, etc.


Qui est responsable de cette agression au bon sens ? Le peuple suisse, représenté par les citoyens ayant décidé de ce référendum d'initiative populaire et l'ayant adopté avec la majorité que l'on connait, ou bien le gouvernement confédéral ayant laissé s'engager ce processus égoïstement imbécile? Plus au delà, n'est-ce pas une forme de démocratie consistant à laisser la parole aux citoyens sur des domaines qui devraient relever de choix gouvernementaux globaux qu'il faudrait mettre en cause? Quand le peuple est mauvais, ne faudrait-il le changer?

On nous parlera d'un bon exemple donné à Poutine. En fait c'est un bon exemple donné à Cameron. L'Angleterre a toujours bénéficié de la participation à l'Europe continentale, dont elle veut aujourd'hui remettre en cause non seulement les mécanismes mais les valeurs. Or derrière ce choix anglais qui s'annonce, on retrouve l'imbécillité égoïste des citoyens britanniques.

On dira que la France n'a pas de conseils à donner aux Suisses et aux Anglais. C'est le rejet par référendum de la constitution européen qui a entrainé la dégradation du mouvement de construction européenne. Il y a tout lieu de penser que cette constitution, même si elle était soutenue par les Etats-Unis, afin dira-t-on de mieux imposer leur influence, aurait été un premier pas vers un mouvement de fédéralisation indispensable à la construction d'une Europe forte, solidaire et autonome. Mais les citoyens français, dans leur majorité, ont choisi le repli sur eux-mêmes et l'égoïsme. Ce ne fut pas notre choix ici, mais nous restâmes minoritaires.

Trois ans sont disponibles avant que le vote suisse ne se retrouve traduit dans les institutions, et que l'exemple suisse n'entraîne une débandade générale de ceux qui « croient » encore à l'Europe en tant que grand dessein européen. Il serait donc grand temps que le gouvernement français, face à une base de plus en plus réticente et prête à revenir en arrière, rappelle les enjeux profonds de la construction européenne. Confronté à la démagogie de certains groupements politiques et de leurs électeurs, il ne doit pas y céder pour des raisons électoralistes. Il doit décider enfin de s'engager dans le combat pour une fédéralisation européenne conçue au service de nos intérêts et de nos valeurs. Dans cette perspective, les deux se confondent.

Sl la France ne le fait pas clairement, la honte de l'exemple suisse sera aussi la sienne, sera aussi la nôtre.

16/02/2014
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