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Remue-ménage au sommet de l'Etat en Chine

Ebranlant tout le paysage politique à Pékin, le président XI Jinping et d'autres leaders du parti communiste chinois viennent d'autoriser une enquête pour corruption visant le jusqu'ici très puissant et très craint chef des services de sécurité domestique, Zhou Yongkang, 71 ans.

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Il s'agit d'une nouveauté, car ce personnage avait été membre du bureau du Politbureau (Politburo Standing Committee). Or ces dignitaires s'étaient toujours vu épargné de telles poursuites.

Selon des sources bien informées, on lui reproche des abus de pouvoir et des actes de corruption au sein de diverses entreprises publiques où il avait acquis un pouvoir exceptionnel, notamment dans le secteur pétrolier d'Etat où il avait fait carrière. Plus tard, comme chef de l'appareil de sécurité, il contrôlait la police, les procureurs, les cours et les principaux services d'espionnage et contre-espionnage. Son pouvoir s'étendait jusqu'à l'armée.

Cela lui donnait l'image d'un homme politique si puissant que tous les autres responsables devaient compter avec lui. Son fils et sa femme, qui émargeaient à sa puissance, sont aujourd'hui aussi mis en investigation. Mr Xi, apparemment, n'a pas craint de l'affronter, sans doute pour montrer qu'il ne badinait pas lorsqu'il annonçait entreprendre une grande lutte contre la corruption. Il y a quelques semaines, un autre puissant dignitaire, Bo Xilai, allié de Zhou Yongkang, avait à la surprise générale été démis de ses fonctions et condamné à la prison à vie, également pour corruption.

Les observateurs s'interrogent sur le sort qui sera réservé dans les jours qui viennent à Zhou Yongkang, comme sur les répercussions, favorables ou défavorables, que son éviction pourraient avoir sur l'avenir politique de M. Zi et de ses alliés politiques. Le procès sommaire et l'exécution à la mitrailleuse de Jang Song-Thaek, second dirigeant nord-Coréen en importance, est dans tous les esprits. Cependant, quel que soit le sort de Zhou Yongkang, on peut penser que la corruption, bien installée en Chine, ne reculera pas sensiblement. Les nombreuses entreprises occidentales s'efforçant d'y obtenir des contrats ne vont certainement pas militer en ce sens.

Il est habituel aujourd'hui en Europe de se moquer du Droit-de-l'hommisme et de tout ce qu'il cache. Il reste qu'un peu plus de droits de l'homme ne ferait pas de mal à nos amis asiatiques.






17/12/2013
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