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NSA. Réactions contrastées des firmes américaines de l'Internet

Le New-York Times participe avec le Guardian et quelques autres quotidiens moins connus, aux protestations (discrètes) ayant suivi les révélations par Edward Snowden de l'espionnage intensif que subissent les entreprises de l'Internet, fussent-elles américaines et traitant des échanges domestiques.

Il publie dans cet esprit un article exposant les différentes mesures que mettent en place ces firmes pour protéger les données de leurs clients, et leurs propres bases d'information. Il s'agit principalement de Google, Mozilla, Twitter, Facebook and Yahoo. L'article ci-dessous référencé en donne un exposé intéressant, mais un peu technique. Bornons nous à citer l'encryptage dit Transport Layer Security, disponible déjà depuis plusieurs années sur Internet dans le http(s). S'ajouteront bientôt le Perfect Forward Secrecy et sans doute de nouvelles versions améliorant la vitesse.

Mais le journal explique, dans un louable effort pour dédouaner la NSA et autres agences, que les utilisateurs répugnent à utiliser de tels logiciels, lesquels compliquent et alourdissent les échanges. Avec réalisme, il laisse aussi entendre que dans la course aux armements entre les adeptes du secret sur Internet et les briseurs de code, ce seront toujours les derniers qui auront le dernier mot. Ceci notamment s'ils disposent des milliards de dollars dépensés par les Etats pour pénétrer les matériels, les fichiers et les câbles.

Le Brésil prétend, comme certains autres pays, être capable de construire des Internet inaccessibles à la NSA. Mais on peut rester sceptique. Nous pensons pour notre part que le monde est entré définitivement dans l'ère de l'espionnage urbi et orbi. Les utilisateurs que nous sommes devront s'y résoudre.

Un lobbying intense

Dans le même temps, les géants américains du Net, Google, Facebook, IBM et consorts, multiplient actuellement leur lobbying à Bruxelles pour que la Commission ne mette pas en place les timides restrictions aux échanges de données personnelles actuellement envisagées par la commissaire à la Justice Viviane Reading, y compris un début de "droit à l'oubli" interdisant la conservation de ces données au delà d'un temps raisonnable. L'argument présenté est que ces réglementations diminueraient la liberté d'action de ces entreprises et donc leurs bénéfices.

Les géants du Net s'appuient pour agir à l'encontre du Parlement européen, comme l'indique un article du Monde daté du 6 décembre, sur des associations récemment crées à Bruxelles par eux, sous des noms évocateurs tels que l'European Privacy Association ou le Center for Democray and Technology. Il serait difficle de faire plus blanc que blanc.

* Article du NYT : http://www.nytimes.com/2013/12/05/technology/internet-firms-step-up-efforts-to-stop-spying.html?_r=0

* Article du Monde : Philippe Ricard, vendredi 6 décembre, p. 6.

06/12/2013
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