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Espionnage américain. Initiative franco-allemande...pour ne rien faire

Le premier acte du conseil des 28 états européens, réuni le 25 octobre à Bruxelles, ne contrariera en rien nos « alliés » şişman porno américains. Il en est résulté une modeste « initiative franco-allemande » pour discuter avec ceux-ci d'un « cadre de coopération » en matière de renseignement. Ce code de bonne conduite devra être finalisé « d'ici la fin de l'année » avec Washington, selon le calendrier avancé par François Hollande.


Précédemment, les quelques chefs d'Etat qui avaient manifesté leur inquiétude auprès d'Obama, quant aux écoutes qu'ils subissaient à haute dose, se sont fait répondre que tout le monde en fait autant 1), et que de plus la lutte commune contre le terrorisme justifie tout. Comme par hasard cependant, cette lutte s'exerce surtout à l'encontre des postes diplomatiques ou des industriels européens susceptible d'entrer en concurrence avec leurs homologues américains.

Certains commentateurs s'étonnent de cette docilité des Européens, prêts à avaler toutes les couleuvres. C'est qu'ils n'avaient pas pris jusqu'ici la pleine mesure de la domination qu'exerce l'Amérique sur l'Europe, tant au plan économique que politique et même culturel. Cette domination s'exprime avec un parfait cynisme, les Américains, bien renseignés par les Britanniques qui sont leurs représentants les plus efficace au sein de l'Union, connaissent la lâcheté des Européens, tous tant qu'ils sont. Pour quelques dollars ou quelques faveurs, que ne feraient ces derniers?

Sur leur lancée, les chefs d'Etat se sont refusés à suspendre les discussions, qui viennent de commencer en juillet, pour un grand marché transatlantique, même si celui-ci comporte des transferts de données personnelles. François Hollande fait mine de refuser cette dernière clause. Mais sans doute ignore-t-il que ces données sont, dans le monde des big data, une véritable mine d'or. Non seulement pour la NSA et autres CIA, mais pour les géants du web, tous américains.

Mais je m'arrête. Je vais aggraver aux yeux de la NSA le cas de notre modeste site de discussion 2).

1) Tout le monde en fait autant... avec des budgets de quelques dizaines de millions de ce côté de l'Atlantique, et de milliers de milliards de l'autre.

2) Cet article (américain) donne des précisions intéressantes sur les protections envisagées contre les écoutes. Est-ce beaucoup s'avancer en supposant que la NSA est déjà au courant, sinon à la source de certaines de ces initiatives?  http://www.washingtonsblog.com/2013/10/giants-fight-back-against-nsa-spying.html

25/10/2013
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Nombre de réaction(s) : 1
Le Gal Alexander ment effrontément
27/10/2013 08:24:07 | Par : JPB
Le Gal Keith Alexander, chef de la NSA, ment effrontément, notamment aux Français, quand il affirme que les millions d'écoutes dont se plaignent les dits Français sont inutilisables par la NSA. D'une part, selon lui, il y en a trop d'écoutes et il manque de personnel, d'autre part ceux dont ils disposent parlent mal français. http://www.dedefensa.org/article-alexander-de-la-sa_allo_maman_bobo__26_10_2013.html.

Comme le note un lecteur en réaction à l'article précité
Le général Alexander veut nous faire croire que tout ce que la NSA écoute est traité au fur et à mesure. C'est là que réside l'absurdité. Tout est enregistré et seules les écoutes ciblées sont traitées. Les autres on les traitera si on recherche quelque chose, et cela passera par du traitement de masse avec des logiciels sémantiques, et peut être du traitement humain sur un ensemble réduit d'écoutes que les logiciels sémantiques auront permis de sélectionner.
De plus, avec ces logiciels, les problèmes de traduction sont vite réglés.

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