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Soutenir les industries innovantes. Enfin le geste français attendu

Depuis maintenant des années, nous écrivons sur ce site qu'aucune croissance saine ne pourra se faire sans un engagement positif des pouvoirs publics en faveur des industries et technologies innovantes. Le message vaut pour l'Europe dans son ensemble, mais plus particulièrement pour la France. Les structures politiques et sociales sont telles dans ce pays que les entreprises seules ne s'engageront pas dans de telles politiques. Il faut une action conjointe des pouvoirs publics d'Etat, des collectivités locales, des laboratoires et des entreprises pour définir, financer et réaliser les grands et petits programmes correspondants. Au sommet s'impose un discours fédérateur et mobilisateur du chef de l'Etat.

 

Ce processus vertueux semble enfin engagé en France. Le 12 septembre, le président de la République a présenté 34 chantiers préparés par son ministre du redressement productif Arnaud Montebourg et destinés à définir un nouvel avenir industriel et technologique pour la France. N'en faisons pas le détail ici. Disons qu'ils sont habilement choisis pour couvrir les principaux secteurs où un grand pays moderne comme la France devrait s'inscrire dans les prochaines décennies. 500.000 emplois devraient en résulter, mais au delà de ceux-ci en découleront des acquis de compétences susceptibles de nombreuses retombées tant au plan national qu'à l'exportation. Plus précieux encore, des freins à l'imagination technologique devraient être levés, ce qui permettrait à l'initiative de s'étendre dans de nouveaux domaines.

Les ennemis idéologiques des politiques industrielles et d'innovation «  à la françaises », inaugurées avec le succès que l'on sait après la 2e guerre mondiale, feront valoir qu'il s'agit une nouvelle fois d'un effort financé par l'argent public et qui bénéficiera au secteur privé, voire seulement aux groupes industriels s'étant bien situés politiquement. Ce ne devrait pas pourtant être le cas. Dans les dossiers évoqués par ce plan, on peut voir que des participations venant non seulement des collectivités locales mais des principales industries française trouveront leur place. Les chercheurs aujourd'hui en mal de perspectives pourront par ailleurs s'inscrire dans ces projets.

Ce qu'il faut maintenant, c'est que les initiatives et les décisions se mettent en place sans attendre. Il faut aussi que les divers médias s'intéressent aux enjeux évoqués et leur donnent le prolongement nécessaire dans l'opinion. Pour notre part, nous nous efforcerons de le faire. Pouvoir enfin évoquer des programmes de recherche s'inscrivant dans un développement national sera plus roboratif que constater comme nous avons été obligés de le faire jusqu'ici que tout ce qui comptera dans le monde de demain viendra des Etats-Unis, de la Chine... ou de l'Allemagne.

Ajoutons que si Arnaud Montebourg restait aux manettes et réussissait à mener à bien de tels enjeux, il se donnerait tous les titres susceptibles d'en faire un futur président de la République.

13/09/2013
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