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Obama annule sa rencontre avec Poutine. Qui perd, qui gagne?

On apprend ce soir 7 aout que Barack Obama, après avoir fait planer la « menace » plusieurs jours, a finalement décidé de ne pas rencontrer Vladimir Poutine en marge du G20 de Septembre qui se tiendra à St Petersbourg.

 

 Les raisons de cette annulation sont officiellement, selon la Maison Blanche, l'impossibilité de trouver un accord sur la Syrie, le désaccord persistant sur le rôle du système antimissile (BMDE) mis en place par l'Amérique sous le couvert de l'Otan aux frontières de la Russie et finalement l'asile politique accordé tout récemment par Poutine à Edward Snowden, malgré les mises en garde d'Obama. 

Le New York Times de ce jour, le premier ayant annoncé la nouvelle, semble se réjouir. La décision américaine serait une sorte de claque pour Poutine. Celui-ci se verrait ainsi rebuffé aux yeux des grands dirigeants du monde, et son prestige atteint en conséquence.

On ne sait si le journal, et tous ceux qui aux Etats-Unis se réjouissent de cette manifestation d'indépendance d'Obama, ont bien les pieds sur terre. Il nous semble au contraire que la décision d'Obama est un aveu éclatant de faiblesse. Incapable (et c'est heureux) d'employer la force à l'encontre des Russes, afin de faire modifier les décisions litigieuses, Obama se trouve dans la situation d'un enfant qui se trouve contraint de bouder devant la position d'un parent plus fort que lui.

Nous ne voyons pas en effet comment la non-visite d'Obama pourrait affecter le prestige du Kremlin aux yeux des membres du G20 et de l'opinion mondiale. Poutine au contraire se trouve grandi du fait notamment qu'il n'a pas cédé aux véritables menaces proférées contre lui dans l'affaire Snowden. Plus que jamais, il apparaitra, un peu paradoxalement, comme le champion des droits de l'Homme. Quant à sa constance dans l'affaire syrienne, elle sera d'autant plus remarquée qu'elle fait contraste avec les flottements et contradictions de la politique américaine. Dans ce dossier, même l'allié israélien se trouve obligé de les constater.

A ce jeu de qui perd gagne, pour répondre à la question posée en titre, le gagnant sera certainement Vladimir Poutine et, indirectement, espérons-le, Edward Snowden. Pourquoi ne pas nous en réjouir?


07/08/2013
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