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Bachar al Assad renforce de plus en plus ses positions

Il serait sur le point, d'après certains témoins, de pouvoir reprendre des mains de l'Armée Syrienne libre (laquelle comporte selon de nombreux observateurs, un grand nombre de groupes djihadistes), le contrôle du sud du pays. Dans ces circonstances, la réunion tenue à Bruxelles le 27 mai, dont le thème était la levée possible de l'embargo sur les armes, s'est transformée en une véritable cacophonie.

 

Les Européens se divisent en 3 groupes (cf http://euobserver.com/foreign/120241) : ceux qui sont résolument contre la levée de l'embargo, ceux qui ne savent pas (et sont de fait contre) dont l'Allemagne, et ceux qui restent résolument pour sans vouloir prendre cependant aucune initiative dont pourrait profiter les djihadistes. La France continue à maintenir cette posture intenable, soutenue avec moins d'enthousiasme que précédemment par la Grande Bretagne. Plus que jamais, les parti-pris de François Hollande à ce sujet paraissent incompréhensibles.

Les Etats-Unis se disent pour leur part favorables à la levée de l'embargo, mais avec de multiples réserves et laissant entendre en fait qu'ils ne feront rien de tel. Ce qui ne manquera pas d'être salué par Israël, plutôt favorable au régime de Bachar  Même les informations circulant aujourd'hui dans les médias occidentaux concernant l'éventuel usage de gaz sarin par les forces du régime ne semblent plus émouvoir les Etats-Unis. On les comprend. Si l'"Occident" , selon le terme encore utilisé, devait décider de bombarder les positions militaires de Damas, ce seraient des tonnes sinon davantage de sarin qui se répandraient dans toute la région.

Seule la Russie conserve une position ferme, se traduisant par un soutien réaffirmé à Bachar al Assad et à ses alliés, notamment à l'Iran. On peut penser que les Européens gagneraient, sans adopter totalement le point de vue russe, à affirmer nettement qu'ils refusent de se laisse engager dans un conflit qui sera de moins en moins interne à la Syrie, mais qui deviendra régional. Ils éviteraient ainsi de s'impliquer dans une guerre entre sunnites et chiites qui ne devrait aucunement les concerner. Ils éviteraient surtout de donner au monde entier une nouvelle preuve de leur incapacité à définir une politique étrangère commune dans des questions de sécurité pourtant vitales. Les ennemis de l'Europe ne manqueront pas d'en tirer
une nouvelle fois.des conclusions.

27/05/2013
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Nombre de réaction(s) : 1
confusion accrue
28/05/2013 08:43:15 | Par : Jean-Paul Baquiast
La décision des 27 Européens, annoncée ce matin 28, ne fera qu'accroitre la confusion. Les multiples conditions mises à la livraison des armes, le fait que chaque pays restera en principe seul à en décider, l'irrésolution américaine, l'opposition persistante des Russes et dans une certaine mesure d'Israël, ne pourra que généraliser sur le terrain un désordre et des trafics dont profiteront inévitablement les mouvements djihadistes.
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