Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Apple et ses semblables, les rois des voleurs

Une commission d'enquête bipartisane du Congrès américain a dévoilé le 20 mai 2013 que Apple, la compagnie américaine réputée la plus profitable, a économisé des milliards de taxes à travers un montage international particulièrement complexe. Ce réseau impliquant des filiales et opérations réparties dans le monde entier, particulièrement dans les pays dont la fiscalité est réduite et les contrôles inexistants. Mais Apple n'est pas seul à profiter ainsi de la mondialisation. On peut citer aussi Microsoft, Starbucks et les géants de l'économie numérique, Amazon, Google ou Facebook.

En schématisant, on peut dire que sur un chiffre d'affaire global en 5 ans de 500 milliards de dollars, (nous dirions pour notre part 1.000 milliards), 3% environ ont servi à payer les salaires des travailleurs asiatiques assurant la production d'Apple dans les conditions déplorables que l'on commence à découvrir. Sans doute aussi 3 à 5% ont été utilisés pour rémunérer la matière grise impliquée dans la conception des produits. Les impôts versés dans les différents pays d'accueil n'ont pas dépassé non plus les 3 à 5%. Qu'ont fait du reste de ces sommes les dirigeants et actionnaires de la compagnie? Ils ne l'ont certainement pas réinvesti aux Etats-Unis ou dans le reste du monde pour financer de la recherche scientifique ou de nouveaux investissements productifs. Cela se serait su, alors que les Etats-Unis sont en passe de devenir dans certains secteurs un véritable désert industriel.

Les dollars payés par les acheteurs-consommateurs des produits de la marque, eux aussi répartis dans le monde entier, ont finalement servi aux dirigeants et actionnaires américains pour se donner les moyens personnels d'un pouvoir politique et social sur le monde dont a profité évidemment la puissance américaine dans son ensemble mais dont ils sont finalement les seuls bénéficiaires. Ces profits ont en partie alimenté les différentes bulles financières dont les contribuables sont appelés à rembourser les dettes et dont cette petite minorité de super-riches se retrouvent, une nouvelle fois, les bénéficiaires finaux.

Faut-il s'étonner dans ces conditions du fait que le monde dans son ensemble soit incapable de faire face aux dégâts provoqués par un système de mise en exploitation si monstrueux. Nous reviendrons dans un prochain article sur le cas particuliers des sociétés de l'information numérique, telles que Google précité, qui se sont donné un pouvoir tout aussi scandaleux sur les produits de nos cerveaux, et qui nous l'avons dit ne payent pas d'avantage d'impôts que Apple.

_______________________________________________________

Lire l'article du New York Times, qui ne se fait généralement pas remarquer par des critiques virulentes du capitalisme: «  Apple's Web of Tax Shelters Saved It Billions, Panel Finds » par Nelson D. Schwartz , Charles Duhigg et David Kocieniewski.
http://www.nytimes.com/2013/05/21/business/apple-avoided-billions-in-taxes-congressional-panel-says.html?pagewanted=2&_r=0


21/05/2013
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire