Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Répétition pour une militarisation générale de la société ?

Un certain nombre de sites américains libertariens (partisans d'une limitation du rôle de l'Etat fédéral) ou socialistes (tel le très sérieux WSWS) considèrent depuis quelques heures que l'attentat de Boston avait été très largement organisé par des factions de « faucons » installés au coeur de l'Etat.

Dans quels buts? Moins comme on le considère souvent chez les partisans d'Obama pour déconsidérer celui-ci (il se déconsidère assez tout seul) que pour servir de répétition à l'instauration généralisée d'un gouvernement autoritaire, militaro-sécuritaire, qui prendrait le pouvoir en réponse à des insurrections populaires du type « Occupy Wall Street » se généralisant dans la suite d'une aggravation prévisible de la crise économique et du chômage. Le risque couru par les oligarchies dominantes serait tel alors que celles ci n'hésiteraient pas à un recours à la dictature.

Les deux frères Tsarnaev, dans cette hypothèse, ont bien été les auteurs d'un attentat meurtrier à la cocotte-minute. Nul ne le nie. Mais ils auraient été depuis longtemps repérés, instrumentalisés et aidés par des agences fédérales pour qui leur passage à l'acte était la condition indispensable à la réalisation d'un scénario de coup d'état à l'échelle d'une grande ville. Il fallait non seulement expérimenter une coopération efficace des différents services sécuritaires, indispensable pour ce faire, mais habituer les citoyens à la nécessité d'abandonner leurs droits civils les plus élémentaires pour répondre à une urgence présentée comme mettant en cause la sécurité nationale toute entière.

Des commentateurs américains ou russes, cités notamment par Philippe Grasset ce matin (Notes sur le déchainement de la matière à Boston , http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_d_cha_nement_de_la_mati_re_boston_23_04_2013.html) font valoir que les évènements de Boston ont plutôt mis en lumière le désordre et finalement l'inefficacité des différents services ou agences privées étant intervenues pour contrôler voire exploiter l'attentat. La confusion et les contradictions dans les discours officiels paraissent contredire en effet l'hypothèse d'une opération bien montée et de très haut. Mais on peut penser que la confusion dans la réalisation n'est pas nécessairement incompatible avec la détermination dans la décision initiale. De toutes façons, le résultat recherché serait atteint: habituer les citoyens, tant aux Etats-Unis que par répercussion médiatique en Europe, à la nécessité, en cas d'urgence dite « nationale » d'abandonner leurs droits civiques aux mains d'autorités de police publiques et privées intervenant en dehors de toutes règles.

On devine sans peine le danger que représente pour les démocraties occidentales la conjonction en leur sein d'activistes dormants prêts à fomenter des attentats pour des raisons religieuses et d'oppositions politiques radicales visant à déstabiliser les gouvernements légitimes en créant des situations de type insurrectionnel. Les uns et les autres finissent par se rencontrer et s'appuyer, volontairement ou non, afin de provoquer des changements de régime. L'Europe et notamment la France ne sont pas à l'abri de tels risques. Les citoyens et partis politiques se réclamant de la démocratie seraient coupables de ne pas y penser et tenter de s'en prémunir.

23/04/2013
Vos réactions
Dernières réactions
Nombre de réaction(s) : 1
Un pays malade de ses armes
23/04/2013 17:33:01 | Par : Hubert
Je cite cet extrait d'un article mis en ligne par un certain Morice sur Agoravox http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/intrigues-a-boston-l-amerique-134663#top
Le bilan est là : un pays paranoïaque s'enfonce chaque jour davantage dans sa véritable maladie mentale : incapable de réformer son commerce intérieur des armes, qui transforme un grand nombre de ces concitoyens en terroristes potentiels, il a choisi la fuite en avant consistant à renforcer une police et une armée de l'intérieur pour faire rempart aux vélléités d'éventuels candidats à la révolte surarmés. A ce rythme, l'Amérique n'a pas fini d'en voir, des ennemis de l'intérieur tant redoutés... en en fabriquant elle-même. Les prochains ne seront pas nécessairement tchétchènes ni islamistes ou d'extrême droite. L'armée, la police, secondés par des mercenaires aux slogans inquiétants ne suffiront pas. Le Homeland Security et ses contraintes anti-démocratiques pas abrogées par Obama fabriquera lui-même ses monstres, venus d'horizons divers. La violence inhérente à la société US, glorifiée par des cinéastes irresponsables, est en train de tisser le linceul de la démocratie dans le pays.
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire