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Le JSF réparé mais irréparable

Le Pentagone a décidé que sa flotte de F-35, désignation officielle du JSF, était à nouveau autorisée à évoluer dans son élément, - on veut dire : voler - après l'interruption due à la découverte d'une fissure dans une ailette de la turbine d'un réacteur Pratt & Whitney F135 installé sur cet avion.

Le JSF est une chaîne sans fin de petites, moyennes et grosses catastrophes qui ne cessent de répercuter leurs effets les unes sur les autres, pour former la catastrophe monstrueuse qu'on connaît. Ici, bien entendu, nous ne parlons que du moteur F135. Le public que nous sommes découvre avec ce moteur un nouveau domaine catastrophique du JSF, lequel en a déjà beaucoup à son actif.

Originellement, le F135, moteur à la poussée énorme de 40.000 livres, correspondait bien au JSF théorique et triomphant, envisagé comme un avion aux lignes aérodynamiques assez pures et au poids correspondant bien au moteur. Puis, le très long développement de la chose ayant commencé, l'avion commença parallèlement à rencontrer ses diverses catastrophes. Cela obligea à diverses refontes qui ne cessèrent d'alourdir l'avion lui-même, autant que l'aérodynamisme de sa silhouette, transformant l'agile merveille en un embarrassant fer à repasser.

Cette situation impliquait que, pour tenir ses performances de vol promises, et même avec l'intervention amicale de l'US Air Force qui abaissa un tantinet ses exigences opérationnelles, le F135 devait, et doit, et devra de plus en plus fonctionner à très haut régime et ainsi produire une très haute chaleur très dommageable à lui-même. Des système nouveaux pouvant supprimer ce handicap structurel et sans fin sont en développement, mais, semble-t-il, beaucoup trop chers et trop avancés pour aller sur le F-35/F135. Ainsi, le JSF est-il condamné à voler ad vitam aeternam avec l'épée de Damoclès de la probabilité, sinon de la certitude d'interruptions de vol successives et intempestives, avec son moteur qui chauffe trop et ses turbines ainsi fragilisées. Encore s'agit-il de l'hypothèse optimiste et ne dit-on rien de ce qu'il pourrait advenir du moteur et de l'avion à mesure qu'ils progressent vers un usage opérationnel dans de telles conditions, c'est-à-dire avec la possibilité d'un point de rupture catastrophique  (Mais tout cela est vraiment optimiste, puisque cela suppose que le JSF entrera un jour en service) .

04/03/2013
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