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Inde-France. Relance de la coopération stratégique

L'Inde a la réputation d'être le plus gros importateur d'armement au monde. Le gouvernement indien voudrait depuis longtemps changer cela en développant les industries nationales. Ce souci est en arrière plan de la visite d'état de François Hollande à New Delhi le 14 février.

 Nul n'ignore que les Français souhaiteraient bien conclure au printemps un contrat pour la fourniture par Dassault Aviation de 126 Rafales, dont seulement une douzaine seraient fabriqué en France, les autres étant construits en Inde sous licence, avec un important partage de technologie.

Le partenaire indien du futur éventuel contrat sera HAL, Hindustan Aeronautics Limited, qui dispose d'un quasi monopole dans l'industrie aérospatiale du pays. HAL produit déjà sous licence l'avion d'entrainement d'origine britannique Hawk, des avions de combats multi-rôle russe SU-30 et des hélicoptères européens.

Le problème est que HAL, de l'avis même des experts indiens, est réputé comme peu efficace. Formée à la gestion publique, fortement syndicalisée, l'entreprise n'a pas encore la culture industrielle de ses partenaires étrangers. Il lui a fallu 25 ans pour réaliser un avion de combat léger, le Tejas, qui est encore loin de pouvoir entrer en service (image). Elle devra cependant dans les prochaines années s'étendre, sur volonté gouvernementale, dans le domaine de la maintenance des aéronefs et des infrastructures aéroportuaires.

Dassault Aviation n'aura cependant pas le choix, non plus que les autres industriels venus en Inde dans la délégation française. Pour que les projets de contrat aboutissent, les Français devront s'accorder avec les partenaires imposés par l'Inde. Ils demeurent confiants, ayant le savoir-faire nécessaire pour mener à bien ce type d'échanges. Mais, pour rester compétitifs, Dassault et les autres entreprises devront bénéficier de commandes en France leur permettant de préparer les technologies de demain. Aussi efficaces que se montrent les Rafales, ils ne pourront pas espérer rester les seuls concurrents sérieux dans les Trente prochaines années.

D'où l'intérêt de maintenir en France un budget d'équipements militaires permettant de faire face aux nouveaux engagements de défense dans lesquels, à défaut de ses partenaires européens, s'engage dorénavant le pays.
14/02/2013
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