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La question des matériels militaires

Les enseignements de la guerre au Mali et la défense européenne: la question des matériels se pose aussi. La France dispose d'atouts exceptionnels. Encore faut-il les valoriser.


La guerre du Mali a démontré que l'Europe pour sa défense devrait rapidement se doter de drones (Harfang et successeurs), avions de transport (A400-M) et avions ravitailleurs (Airbus A330 Multi Role Tanker Transport (MRTT). Il est tout à fait anormal qu'elle doive s'adresser pour cela aux Américains et aux Russes alors que ses industriels ont mis au point d'excellents matériels. Si l'Europe est incapable de s'entendre rapidement sur de tels programmes, il appartient à la France, toutes considérations d'équilibre budgétaire mises à part, de passer elle-même les commandes à nos fournisseurs. Il y va de l'indépendance stratégique des forces.

Concernant les Rafales, qui se sont une fois de plus révélés comme les meilleurs avions de combat polyvalents du monde, le gouvernement français doit veiller au renouvellement des appareils en service, soumis à rude épreuve depuis quelques mois. L'extension de la flotte sera sans doute à envisager également. 1)

D'autres équipements indispensables doivent par ailleurs être généralisés, en ce qui concerne notamment les radars et l'électronique d'écoute, à partir des Rafales et hélicoptères Tigres jusqu'aux drones et aux chars. Mais pour cela il faudrait encourager les systèmes modulaires ouverts et les start-up innovantes, plutôt que s'enfermer dans les offres des groupes de défense dominant le marché.

Il semble que le ministre de la défense français soit sensibilisé à ces questions. Ce devrait être l'ensemble du gouvernement et du parlement qui prenne le relais. Les bonnes âmes parleront d'un lobby militaro-industriel français. Certes mais préférera-t-on le lobby militaro-industriel américain?

1) On notera la basse vengeance des autorités helvétiques. Elles auraient, après avoir d'abord retenu le Rafale pour équiper son armée en renouvellement des actuels F5, choisi finalement l'Eurofighter, décrit en général comme une brouette, pour punir le gouvernement français d'être trop curieux concernant les activités des banques suisses.

01/02/2013
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